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De l’investissement dans la terre.

Cet article fait suite aux billets sur l’or et l’argent

Bon nombre de survivalistes possèdent ou ont pour objectif d’acheter une BAD (Base Autonome Durable), comprenez pour les non-initiés, une maison de campagne qui vous permet d’être quasi autonome et énergie, eau et nourriture. L’intérêt étant d’assurer une subsistance à soi et à sa famille en cas de gros pépin.
En d’autres termes, il s’agit d’une forme d’investissement d’assurance vie, et en même temps d’une mise à l’abri de l’épargne sous forme de terra arable. On pourrait naïvement estimer que placer toutes ses économies dans l’achat de terre est une bonne assurance pour soi et sa descendance. Or, une fois de plus, cette affirmation est à nuancer.

Les avantages d’un tel investissement sont évidents :

• Possibilité d’avoir un bon cadre de vie, et d’élever ses enfants dans un environnement sain
• Manger sainement et pour pas cher
• En cas de problème, vous avez une probabilité plus élevée de bien vous en sortir (par rapport à vos semblables citadins)

En revanche, les désavantages sont très loin d’être négligeables :

• La terre (ou une maison) ne se déplace pas, ne s’enterre pas, et est soumise aux affres du temps
• La terre ne peut pas se cacher, votre investissement est aussi vulnérable à l’État qu’un compte en banque
• Une terre se confisque, se vole, ou peut être irrémédiablement polluée

Le survivaliste niais me répondra qu’il est prêt à défendre sa terre. Balivernes, si un organe étatique ou milicien décide de vous confisquer votre terre, tout acte de défense se soldera par votre mort et celle de votre famille. Les exemples de confiscation de terres au travers de l’histoire sont légion. Juste quelques exemples :

URSS et autres pays de l’est : Kolkhoze et koulaks
koulaks

Au final, les rebelles qui ont voulu défendre leur terre ont fini une balle dans la tête ou morts de faim…
Pour ma propre famille, la disparition de la communauté Grecque d’Asie mineure :

smyrne

Génocidée sans pitié par les musulmans turcs.
Actuellement, la saisie des terres des fermiers blancs en Afrique du sud…

Bref, la triste liste serait sans fin.

Sachez, pour votre information, que la République Française envisage un plan très particulier pour renflouer ses caisses en cas de crise de la dette grave : Il est envisagé de nationaliser d’office une partie de toutes les terres privées, et d’en faire payer un loyer par le propriétaire… Elle n’est pas belle la vie ?

Ci-dessous un extrait du rapport en question :

Republique

“La soutenabilité d’une dette publique excessive pourrait être crédibilisée en rééquilibrant comptablement le bilan patrimonial de l’État, par la voie d’un transfert d’actifs depuis le bilan des agents économiques privés résidents, ce transfert étant assimilable à un impôt exceptionnel sur le capital. Concrètement, une façon de procéder consisterait en ce que l’État décrète qu’il devient copropriétaire de tous les terrains construits résidentiels, à hauteur d’une fraction fixée de leur valeur, et que ce nouveau droit de propriété est désormais incessible. En conséquence, l’État deviendrait créditeur d’une somme annuelle, correspondant à une part de la fraction de la rente immobilière associée à la copossession du terrain.

Concrètement, cette rente immobilière elle-même équivaut à une partie du loyer qu’un propriétaire touche lorsqu’il loue son bien, celle qui relève de la rémunération du droit d’occupation du sol (actif non produit), l’autre partie correspondant au paiement par le locataire d’une consommation de service de logement, lié à l’occupation de la maison ou de l’appartement loué (actif produit).

Tout propriétaire, désormais redevable de cette somme à l’État, pourrait choisir de ne pas la payer. Dans ce cas, la fraction du terrain possédée par l’État augmenterait d’autant d’année en année. L’État récupèrerait alors la somme due lors de la première transaction qui interviendrait sur le bien immobilier, lors de la vente ou de la transmission à un héritier. “

Source :
France Stratégie : http://www.strategie.gouv.fr/sites/strategie.gouv.fr/files/atoms/files/note_danalyse_ndeg62_-_comment_assurer_la_resorption_des_dettes_publiques_en_zone_euro_-_web.pdf

Autre risque, qu’en cas de famine, la République saisisse vos terres pour les redistribuer à des envahisseurs trop flemmards pour planter la moindre patate…

Alors, comment diminuer le risque me demanderez-vous ?

Pas simple, ça nécessite de l’argent. Si vous souhaitez investir dans la terre, choisissez des pays stables à long terme, accessibles rapidement en transport, et dans la mesure du possible, multipliez les achats dans plusieurs pays. De cette façon, vous diluez le risque.

N’oubliez pas non plus que de nombreux pays imposent une taxe foncière.
En d’autre termes, si elle ne vous rapporte pas, la terre vous coûte. Vous pouvez limiter cette perte, ou générer une plus-value en louant vos terres à des agriculteurs.
Tous les mois vous toucherez un loyer.
C’est dans l’ensemble plus sûr qu’un investissement locatif (pas de soucis de locataires, de dégradations, …).

Finissons sur une note positive: le prix des terres arables des pays de l’est va très probablement s’envoler ces prochaines années, et ce mécaniquement en raison de l’augmentation de la population mondiale, les terres cultivables étant un bien impossible à fabriquer artificiellement (PI : des fonds d’investissement étrangers et l’état Chinois achètent déjà massivement les meilleures terres arables en Europe).

Donc, un investissement réfléchi, et géographiquement bien réparti peut répondre à vos besoins de survivaliste (assurance vie), et générer une plus-value fort sympathique.

Conclusion pour la terre : Oui, mais de façon réfléchie, et nécessite des fonds importants pour acheter des dizaines ou centaines d’HA dans plusieurs pays.

Conclusion globale :

Au vu de tout ce qui a été dit, voici ce que je vous propose :

• Un peu d’onces d’argent, si vous voulez jouer au spéculateur
• Des pièces de 5F semeuse argent, un peu, pour acheter la farine au voisin
• Du napoléon, permet de soustraire son épargne au regard de l’État, et permets d’acheter en cas de problème.
• De la terre, bien placée, et si possible diversifiée géographiquement et qualitativement.
• Un bon portefeuille d’actions, pour se gaver en profitant du système actuel tant que l’ouragan paraît loin, celui-ci devra être réinvesti dans les éléments précédents quand la tempête se rapprochera un peu trop à votre goût

À ne pas faire :

• Beaucoup d’onces d’argent
• Acheter des lingtos, lingotins, ou autres machins exotiques à forte prime et faible liquidité
• Acheter toutes ses terres au même endroit, dans le même pays
• Se déconnecter dès maintenant et en totalité du système financier actuel, qui offre encore de bonnes perspectives pour s’en mettre plein les poches
• Placer toutes ses économies dans des briquets ou en boîtes de conserve

A bientôt, et prenez soin de vous.

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Cet article fait suite au petit billet sur l’Argent métal

Autre investissement envisagé chez les survivalistes, l’or a parfois mauvaise presse dans le milieu. Pourtant, cet investissement est peut-être plus adapté que l’argent…

L’or a toujours fait rêver. Ce métal rare est resté l’un des fondements de la quasi-totalité des systèmes monétaires depuis l’antiquité. Ses propriétés intrinsèques en font un excellent moyen monétaire :

• Il est rare, et il n’est pas possible de produire artificiellement de grosses quantités d’or physique

• Il est facilement reconnaissable, par son tintement et sa couleur

• Il ne périme pas, et peut être facilement transmis de main en main sans trace des précédentes transactions

Vous constaterez que ces trois éléments sont des constantes, qui sont toujours valables aujourd’hui, et qui sont très intéressantes dans une optique survivaliste:

• Vous pouvez stocker votre or, le temps, l’humidité et les rats n’auront aucune influence sur lui (à la différence de vos stocks de briquets ou de nourriture). Qui plus est, pour ceux qui ont un peu d’argent, un SMIC, c’est 6 louis d’or. Ca tiens entre deux doigts, c’est facile à transporter et à planquer.

• Il sera toujours facile à échanger, voir à couper pour vendre au poids en plus petites unités (l’or pur est mou, un coup de pince suffit).

• Une fois acheté, registre d’État ou non, si vous décidez de le cacher, l’État ne pourra pas vous le prendre de force.

• Du fait de sa rareté, de son utilisation comme garantie par les états, et de l’attirance animale de l’être humain pour l’Or, un effondrement du cours est improbable.

Certes, son utilisation industrielle est quasi-nulle, mais paradoxalement, c’est aussi ce qui en fait sa force. Quand l’industrie tombe, le métal jaune n’en est pas affecté, bien au contraire. Son statut quasi exclusif de valeur refuge en fait une valeur montante.

Regardons donc ce qui s’est produit durant le krach de 1929 :

Cours de l'or corrigé de l'inflation

On constate qu’à la différence de l’argent, l’or a fortement grimpé. Multipliant sa valeur en pouvoir d’achat réel de 300 %.

En 2008, on a vu les cours augmenter, avant de se replier brièvement, pour remonter de nouveau.

Conclusion, l’or mets bien plus à l’abri des crises votre épargne ou votre héritage que l’argent.

Néanmoins, tout n’est pas rose, et il convient d’être extrêmement prudent quant à l’avenir du cours. Bien qu’il ne soit pas à son niveau maximal, le cours de l’or reste très haut. Beaucoup d’observateurs estiment désormais qu’il se trouve dans une période baissière. Comprendre, si vous transformez votre épargne en or maintenant, vous prenez le risque d’avoir acheté trop cher. Et donc de voir fondre votre investissement comme neige au soleil ces prochaines années.

Pour l’or, nous avons deux écoles différentes :

• Le cours va continuer à baisser : l’économie se porte bien, conséquence : le besoin de se protéger du risque d’une crise systémique baisse. Autre point, l’exploitation de nouveaux gisements sous-marins, voir à très long terme, spatiaux, vont provoquer un afflux de métal frais, et faire baisser les cours.

• Le cours va augmenter : La probabilité d’explosion d’une bulle augmente chaque année. Dans ce contexte, le besoin de se protéger du risque d’une crise systémique est réel, donc le cours va monter. Pour ce qui est de nous autres Français, l’invasion migratoire risque de provoquer une instabilité politique et économique favorable à la montée du cours de l’or.

Je ne suis pas devin, je ne sais pas aujourd’hui qui a tort, même si j’aurais plutôt tendance personnellement à pencher pour la seconde hypothèse.

Pour terminer sur l’or, il est aussi à noter que le fait de posséder de l’or fait de vous une cible de choix pour tous les coquins / envahisseurs qui traînent dehors. Encore plus en période d’instabilité. Il convient donc d’être extrêmement prudent quant au stockage et à l’utilisation de votre or.

Plus d’une fois, j’ai lu dans des forums survivalistes, l’affirmation suivante : « vous n’irez pas faire vos courses avec un napoléon ».

Permettez-moi de vous affirmer le contraire. Beaucoup de Français possèdent des napoléons, généralement hérités.
Ils savent ce dont il s’agit et en connaissent à peu de choses près la valeur.
C’est une pièce très répandue qui a une forte liquidité. Avec un nap, vous pouvez acheter de quoi vivre pendant deux semaines au fermier du coin. Et si d’aventure, ça faisait trop, vous coupez le nap à la pince, comme autrefois. Couper les pièces d’or ou d’argent à la pince pour avoir la bonne quantité, ça c’est toujours fait.
C’est un moyen simple et rapide d’obtenir à peu près la valeur que vous souhaitez quand vous n’avez pas de petite monnaie. Coupez votre nap en 4, et vous avez 4 fois 50 euros.

Sou coupé

De la revente de votre or.

C’est la finalité de tout placement, revendre pour récupérer son montant d’origine, voire une plus-value =)
Pour l’or, une petite quantité de métal représente une grande quantité de pouvoir d’achat. Il est donc opportun de privilégier l’achat de petites unités, plus facilement revendable. Oubliez donc les lingots de 500 g ou 1 kg. Certes très pratique à stocker, mais difficile à revendre discrètement.
A l’inverse extrême, évitez les lingots de 1 gramme. Non seulement la prime est considérable à l’achat, mais en plus ils n’ont pas la liquidité d’un bon vieux napoléon. Idem pour les pièces modernes, excepté le Krugerrand, qui est un peu particulier. Pour toutes ces raisons, je ne vous conseillerai que la plus célèbre des pièces d’or : le napoléon (20 F napoléon 3, génie, coq, éventuellement 20 F suisse – les autres ont une prime trop forte).
D’une valeur ni trop grosse, ni trop petite, il est connu est reconnu partout. Facile à se procurer, d’une prime dérisoire, il est l’investissement par excellence si vous souhaitez acheter de l’or.

Napoléons or

Pour terminer, il me semble nécessaire de faire le point sur ceux qui promettent aux acheteurs d’or monts et merveilles, et particulier le retour du standard OR. Qui amènerait mécaniquement l’once d’or à 11 ou 12.000 $… Attention, le retour à l’étalon or est assez improbable. La Banque De France avait écrit un papier sur le sujet, court et fort clair. Mes arguments sont à peu de choses près les mêmes. Je vous ai mis en gras les passages importants :

« Avec l’étalon-or, une économie doit pouvoir absorber sans dommages une contraction de la masse monétaire, ce qui suppose que tous les prix et salaires puissent simultanément baisser. Or les prix et salaires sont, dans les économies du XXIe siècle, beaucoup moins flexibles qu’au XIXe siècle car les institutions sociales et le fonctionnement des marchés
sont très différents. L’étalon-or se traduirait donc, quand la quantité d’or baisse, (notamment en cas de déficit) par une baisse correspondante de la masse monétaire et de la production, suivie par une hausse importante du chômage.

En second lieu, l’étalon-or empêche les ajustements de taux de change qui sont parfois nécessaires et justifiés quand un pays est frappé par un choc négatif affectant sa compétitivité. Ainsi, un pays ayant un compte courant déficitaire devra avoir recours à la déflation, plutôt qu’à la dévaluation, pour ramener son compte courant à l’équilibre, avec les conséquences inévitables sur la production et l’emploi. Ainsi, la littérature sur l’étalon-or et la Grande Dépression montre que les pays qui ont le plus souffert de la crise de 1929 sont ceux qui sont restés le plus longtemps avec le système d’étalon-or.

Plus généralement, le régime d’étalon-or possède un très fort « biais déflationniste ». Ceci provient de ce que l’offre mondiale d’or, donc la masse monétaire mondiale, ne parviendrait jamais à suivre la croissance du PIB mondial. Il y aurait donc en permanence une pression à la baisse du niveau général des prix. Par ailleurs, selon Martin Wolf, il existe un écart important entre la valeur officielle de l’or détenu et la taille du système monétaire international. En effet, la valeur de l’or détenu par les banques centrales est de l’ordre de 1 300 milliards de dollars alors que les dépôts bancaires mondiaux atteignent une valeur de 61 000 milliards de dollars en 2008. Ainsi, la mise en place d’un nouvel étalon-or entraînerait un effondrement de la masse monétaire mondiale. Pour y parer, il faudrait réévaluer massivement le cours de l’or, ce qui procurerait une aubaine pour les détenteurs d’or actuels.

»
- Banque de France, 2010 – Source France Stratégie, ie. le Think tank de matignon : http://www.strategie.gouv.fr/sites/strategie.gouv.fr/files/atoms/files/note_danalyse_ndeg62_-_comment_assurer_la_resorption_des_dettes_publiques_en_zone_euro_-_web.pdf

Conclusion, même si l’or est investissement moins pire que les autres pour protéger votre épargne, ça n’est pas non plus le nirvana.

Pourquoi tant de mauvaise presse ?

C’est principalement lié en réalité au revenu.
Du fait de son cours relativement haut, l’or est devenu inaccessible pour les plus petites bourses, ce qui lui donne une image de produit financier pour rentier richard ou parvenu. L’autre élément qui revient souvent est le fait que l’or n’est pas un bien industriel, or, comme nous l’avons vu, ça n’est pas une mauvaise chose.

On a aussi un argument philosophique « l’argent est la monnaie du peuple, pas l’or », navré, mais la philosophie n’a que peu de choses à voir avec la finance.

On ira me rétorquer qu’en cas de grosse crise, les gens n’auront d’intérêt que pour les métaux utiles comme l’argent. Détrompez-vous, si vous avez une industrie consommatrice d’argent, alors vous avez des manufactures et des circuits d’approvisionnement, et par conséquent un moyen de paiement ultime, qui sera très probablement l’or.

Certes l’or ne se mange pas, mais n’oubliez pas que de tout temps on a quand même assassiné, massacré, torturé, tué, enlevé et violé pour lui.

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silver coin

Ceci est un article de vulgarisation issu d’une réflexion personnelle. Merci de ne pas tenir compte de certaines approximations, nécessaires à la bonne compréhension de l’article par le plus grand nombre.

Quand vous cherchez à gagner en indépendance, se pose inévitablement la question de l’indépendance financière.
Donc, non seulement une indépendance relative en terme de revenus (i.e. compter avant tout sur ses capacités techniques et intellectuelles pour générer de la plus-value)
mais aussi en terme de stockage et conservation de la plus-value gagnée à la force de vos bras.

Pour le français moyen, le stockage et la conservation de cette plus-value est réalisée sous forme de monnaie fiduciaire, et conservée dans un coffre-fort numérique.
Souvent sous forme d’un portefeuille d’actions (livret A ou autre) et d’un compte bancaire.

Or, ce moyen de conservation implique une dépendance au moins double :

  • Elle vous lie à la confiance donnée dans la fiduciaire de votre choix (à l’État pour la monnaie, à l’État et à de multiples acteurs financiers pour les actions et les titres obligataires)
  • Elle vous lie aux établissements bancaires (ie. la banque qui gère votre portefeuille pour vous ou qui vous fournit votre service de compte)

Du fait de l’informatisation des données bancaires et financières, vous devenez totalement soumis aux décisions étatiques sans possibilité de résistance.
En d’autre termes, si l’état décide de ponctionner vos comptes, vous ne pourrez rien faire : vous êtes chocolat…

Si la banque décide d’un haircut (autrement dit, piquer dans vos caisses), vous êtes chocolat.

Si une bulle éclate et provoque une récession, pour vos actions, vous êtes chocolat.

En cas d’héritage, si vous jouez dans les règles, l’Etat sait tout. Vous êtes chocolat.

D’une façon générale, si la banque décide de ne pas vous rendre votre argent, vous êtes chocolat.

Ya bon banania

En revanche, il est à noter qu’être dépendant du système classique (Etat / banque / bourse) vous assure aussi une grande liquidité de votre plus-value, et la génération d’une “sur-plus-value” relativement facile.

ie. Avec un peu de cerveau, vous pouvez placer facilement votre argent, et attirer encore plus d’argent frais relativement facilement. L’argent va a l’argent.

Enrichir les possédants, c’est tout l’intérêt du capital.

Par conséquent, et contrairement à ce que la plupart des milieux autonomistes affirment, en tant qu’investisseur avisé, tout est loin d’être noir dans le système actuel…
(Je ne vous parle pas ici des préoccupations écologiques ou humaines. En tant qu’homme et père de famille, je trouve cela préoccupant. En tant qu’investisseur, je m’en branle des petits oiseaux et des petits chinois, on est là pour faire du pognon, et rien d’autre).

En revanche, si votre objectif est de gagner en indépendance, pour les raisons ci-dessus, vous ne pouvez faire le choix de rester intégralement dans le système EBB (État / Banque / Bourse) sans incohérence entre vos décisions et vos raisonnements.

Se pose alors la question suivante :
Comment puis-je conserver ma plus-value, en la soustrayant des griffes des banques et de l’état, tout en conservant une certaine liquidité ?

J’en entends déjà : “L’or bien sûr !” ou “L’argent !” Ou encore, “la terre, il n’y a que ça de vrai !”

Or, la réponse est loin d’être simple et doit être nuancée.

Pour les métaux, distinguons l’or et l’argent, principalement parce qu’ils ne servent pas (plus) le même objectif. Dans ce premier article, nous allons parler de l’argent (dans les autres articles, nous parlerons de l’or, puis de la terre / pierre).

L’argent, c’est un peu le chouchou des milieux survivalistes :

On a ici un bien industriel. ie. utilisé principalement par l’industrie.

Or, en cas de crise, les cours des grosses boites industrielles tombent, donc moins de production, donc moins de besoin en matière première industrielle, donc moins de besoin en argent métal.
A l’inverse, si l’argent métal est considéré par une partie de la population comme valeur refuge, il n’est pas improbable du tout que la demande du peuple ne puisse corriger la demande industrielle en chute libre.

Conclusion, au final, moins de demande, pas de changement rapide dans l’offre, donc des cours qui chutent. L’argent offre une garantie très limitée de protection de votre épargne en cas de crise.

Vous en doutez ? Regardons ce qui s’est passé en 1929 et en 2008. Vous remarquerez, et j’insiste bien là-dessus, que la plupart des graphes vous présentant l’évolution du cours de l’or et de l’argent ne sont pas corrigés de l’inflation / déflation. Corriger de l’inflation / déflation vous permet de ne plus avoir un taux argent / dollar, mais à peu de choses près argent /commodités réelles, qui lui a du sens.
(Source : macrotrends.net, j’ai la flemme de générer le graphe moi-même, mais je vous invite à le faire, aucune parole n’étant à prendre pour argent comptant ;-) )

Cours de l'or corrigé de l'inflation

Vous constatez qu’à partir du krach de 1929, le cours de l’argent s’écroule. En passe de 7 $ à environ 4$. Une chute spectaculaire de 50%. Certes, le cours, est remonté… mais APRES le plus dur de la crise. J’entends déjà les contradicteurs me dire que ceci ne se reproduira pas, car le marché de l’argent actuel est très différent de celui de 1929.
Je répondrai oui, mais non. Le marché est certes différent, mais l’argent reste avant tout une commodité industrielle. Donc, soumis majoritairement à la variation de la production industrielle. (je ne m’attarderai pas ici sur les mouvements longs et de grande amplitude des cours, on parle ici de contexte de crise).

demande en argent

D’ailleurs, le même phénomène s’est produit en 2008. Au plus fort de la crise, le cours de l’argent est tombé de 30 %.
Tiens, au passage, petite remarque : contrairement à une information régulièrement entendue, la part d’utilisation industrielle diminue régulièrement. En revanche, le marché de l’argent bijou semble stable… On ne peut donc en déduire que l’argent n’est peut-être pas cette panacée utilisée partout dans l’avenir, et que l’utilisation pour la high tech, relativement constante (tous secteurs confondus) depuis 2007, ne compense pas complètement, ou alors tout juste, la diminution continue de son utilisation pour la photo argentique.

marche de l'argent mondial

Attention, je ne dis pas que l’argent n’a pas d’avenir, je ne suis pas oracle. Je dis, cher investisseur dans l’argent, qu’il faut vous méfier et que l’argent n’a peut-être pas un avenir aussi radieux que vous n’imaginiez.
Pour terminer d’enfoncer le clou, de nombreux investisseurs achètent de l’argent en espérant que le minerai d’argent vienne à manquer. Une fois de plus, attention aux certitudes.

Et d’un, il est très difficile d’avoir des données fiables sur le sujet.

Et de deux, n’oubliez pas les ressources marines en métaux précieux. Les fonds océaniques disposeraient d’une quantité astronomique de métaux précieux.

Sur ce, on pourrait me rétorquer que le minerai sous-marin est difficile à extraire, donc un cout d’exploitation élevé, donc un cours de l’once élevé.

Une fois de plus, oui, mais non…

Ça dépend de la teneur du minerai et de la maturité de la technologie d’exploitation. Si le minerai est très riche en argent (et il y a de bonnes chances que ça soit le cas), on aura une arrivée massive de métal frais sur le marché qui risque de faire tomber les cours.
De même, nous aurons dans ce cas une amélioration progressive des technologies d’exploitation qui vont continuer à faire tomber le coût de production de l’once, et donc son cours.

ATTENTION donc !

Alors pourquoi un tel engouement ?

Possiblement parce que le survivaliste moyen est un homme courageux, intelligent et travailleur, mais souvent peu riche, comme la moyenne des français.
C’est donc un investissement accessible pour le plus grand nombre.

Dans la pratique, j’ai constaté qu’il y avait beaucoup d’auto persuasion dans le milieu quant à la qualité de ce choix d’investissement. Ceux qui ont beaucoup investi préfèrent souvent se bercer de douces illusions que de réfléchir froidement. L’illusion et l’auto satisfaction sont des dangers mortels en finance.

Je vous invite donc à réfléchir à vos choix, non pas qu’ils soient mauvais (c’est à vous de voir suivant vos besoins et vos objectifs), mais il faut que vous soyez prêts à avoir des réflexions qui peuvent vous être douloureuses.

Maintenant que je vous ai cassé le moral, nous allons finir sur une note positive =) . L’intérêt des pièces courantes et reconnues par tous en argent est évident. Avec votre 5 F semeuse, même si elle ne vaut plus grand-chose, elle aura toujours une certaine valeur intrinsèque, vous pourrez toujours l’échanger contre un morceau de vache avec le fermier du coin.

5 francs semeuse argent

C’est une pièce que beaucoup ont connu, reconnue facilement et d’une grande liquidité. En un mot, c’est une pièce qui pourra être utilisée un peu partout.
Par contre, si vous avez acheté massivement des onces Silver Eagle ou autre, attention, vous avez en fait acheté un produit spéculatif. Vous avez pris un risque (bien calculé ? quel est votre espérance de gain ? le ROI envisagé ? Avez-vous au moins fait le calcul ?), parce qu’il n’est pas sûr que robert, votre voisin, accepte votre once américaine en échange de sa bouteille de gnôle….

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On observe une certaine constance dans les médias publics Français: chaque semaine, plusieurs fois par semaine, ces derniers passent des documentaires relatifs à la seconde guerre mondiale.

Ces documentaires sont largement orientés, et, au delà d’être sournoisement partisans, ont pour objectif de servir et justifier l’idéologie républicaine actuellement dominante.
Il s’agit d’une constante de l’histoire. Fut un temps, la république bourrait le crâne de la population d’idéaux creux de liberté et de haine de l’Église, ensuite ce fut de la haine du teuton et de la volonté féroce de reprendre l’Alsace et la Lorraine.

Aujourd’hui, la propagande étatique sert d’autre desseins…

Pour en revenir à notre propos, cette mise au service de l’histoire envers une idéologie rends certains évènements relativement plus importants que d’autres, au détriment de tout bon sens, et des données historiques factuelles.

Comme vous l’aurez deviné au titre de cet article, je viens vous parler de la première guerre mondiale. Grande oubliée de notre “devoir de mémoire” imposé par la République.

Ce conflit reste un profond traumatisme pour les familles françaises, immensément plus profond que celui provoqué par la seconde guerre…

Et pour cause: la France a pleuré 550.000 hommes et femmes durant la seconde guerre, et plus d’1.700.000 pendant la première.
Autrement dit, on a eu presque quatre fois plus de morts durant la première guerre mondiale que pendant la seconde.

Mes anciens se sont battus, et en sont revenus, tous. Blessés, meurtris dans leur char et leur esprit, mais vivants. Nous avons eu une chance folle.

Mon arrière grand père, que je n’ai pas connu, n’a parlé de sa guerre qu’à la toute fin de sa vie.
Pour ma part, je m’intéresse à ce conflit depuis fort longtemps, et il y a quelque jours, j’ai eu l’occasion de visiter quelques sites historiques du nord de la France: Notre dame de lorette et Vimy.

Lorsque je suis arrivé, je ne m’attendais pas à ça. Un terrain constellé de trous, certains monstrueux, et des dizaines de millier de tombes. Tristesse, horreur et colère. Quel gâchis.

Que de papas, de fils, de frères, de maris.
Que de mamans, d’enfants, d’épouses, de sœurs éplorées.
Que de malheur.

Partout, des “Mort pour la France”, bien maigre consolation pour des jeunes qui avaient toute la vie devant eux.

Partout des morceaux de ferraille jonchent la terre. J’en ai ramassé quelques uns, histoire de les montrer un jour à mes enfants, leur dire ce qu’on a fait vivre à leurs anciens.
Pour certains, on marche dans un cimetière, c’est inexact: on marche sur ce qui reste de l’enfer.

Et tout ça pour quoi ?

Pour que leurs petits enfants vivent dans un pays mourant, vendu morceau par morceau, pourri par la corruption et envahi de crevards venu de l’autre bout du monde.

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Bonjour à tous.

Cette semaine, j’ai décidé de vous faire profiter d’une restauration que je viens de réaliser.
Il s’agit de restaurer une vieille fusée pour mine antichar allemande datant de la seconde guerre mondiale. J’ai nommé la Druckzünder 35 modèle A. C’est un cadeau pour un passionné de la seconde guerre mondiale.
(Pour ceux qui l’ignorent, une fusée est un dispositif pyrotechnique permettant la mise en flamme sous certaines conditions d’un autre dispositif pyrotechnique.)

Il existe malheureusement de moins de moins de ces objets encore en état de marche, principalement par manque d’intérêt de la plupart des collectionneurs d’objets historiques vis à vis de ces mécanismes. Ces objets sont pourtant des témoins du plus grand conflit de l’histoire de l’humanité. Il est important de les conserver pour les générations qui nous suivront.

Avant de commencer trois petites remarques d’usage :
1 – “Munition ou engin inconnu, touche à ton c**”, on ne s’improvise pas démineur.
2 – Comme vous le verrez sur les photos, le filetage de culot de mon exemplaire est complètement détruit. Elle ne peut donc plus servir qu’à la décoration ou la collection.
3 – Certains engins ou fusées étaient piégés (systèmes anti-dévissage entre autre) pour cibler spécifiquement les démineurs, sans compter l’instabilité de certains explosifs quand ils vieillissent (picrates + métaux en particulier…). Si c’est toujours actif ou si on a le moindre doute, se référer à la règle 1.
3bis – On peut avoir une fusée qui a une charge d’amorçage suffisante pour vous arracher les doigts, c’est le cas de nombreux modèles de fusées françaises. Prudence donc.

Ici on a une fusée de mine antichar, c’est la portion, vissée en dernier sur la mine, qui génère une étincelle quand un corps appuie dessus.

Ci-dessous une vue en coupe de la fusée DZ 35 A:

Le mécanisme de cet engin est simple, fiable et ingénieux. Voici une illustration en couleur de meilleure qualité provenant d’un manuel russe, qui me permettra de vous expliquer un peu tout ça :

Pour utiliser ce modèle de fusée, on commence par dévisser le bouchon protecteur d’amorce en 1, puis on visse la fusée sur le dispositif, enfin on retire la goupille de sureté en 8.

Lorsqu’un véhicule allié passe dessus, il appuie sur la partie supérieure plate de la fusée en 10. Celle-ci fait couler dans la fusée la partie 7 en comprimant le ressort 5. Quand la partie 7 est suffisamment descendue, les petites billes en 6 peuvent s’échapper dans la cavité de la partie 4, ce qui libère le percuteur en 15.

Celui-ci est alors violemment projeté par le ressort 14 vers l’amorce sensible au choc en 16.
L’amorce éclate et génère une étincelle qui fera détonner la mine.

Ci-dessous une illustration une fois le mécanisme activé :

C’est en parcourant une brocante que je suis tombé sur cet exemplaire de DZ 35 A :

L’extérieur a l’air en bon état, mis à par la goupille de sureté qui est complètement tordue… La réalité était bien plus triste. Complètement grippée, et littéralement pleine de rouille à l“intérieur, impossible à démonter. Bref, compliqué…

Je m’excuse par avance du peu de photos, je n’ai pas pensé à en faire durant une grande partie de la restauration.

Quand on veux démonter ce type de fusée, la première chose à faire est de démonter le plateau (en numéro 10 sur le schéma couleur). Il est vissé sur la partie 7 à la façon d’un écrou.
Évidemment, pas possible à dévisser à la main, malgré toute la force qu’on peut y mettre…

J’attaque alors avec la technique classique. On asperge tout l’objet avec du WD40, en insistant sur les jointures, par dessus et par dessous quand c’est possible… Et on laisse reposer toute la journée et toute la nuit.

Le lendemain, frais et d’attaque, il est temps d’essayer de réessayer de dévisser le plateau… Qui ne veux toujours pas venir…

Cette fois, je sors un étau, tiens la fusée dedans (avec un t-shirt enroulé autour pour ne pas la marquer), et je tente de dévisser le plateau à la pince… sans succès. Pas 1mm ne bouge. Je décide d’arrêter, de peur de casser le pas de vis, voire le haut de la fusée.

Il est temps d’utiliser les grands moyens. Je sors la lampe à souder, et j’échauffe au rouge le plateau. Ensuite je verse de l’eau froide dessus pour le rétracter rapidement. Cette étape à pour objectif de faire claquer l’oxyde qui se trouve dans le pas de vis.

Une fois refroidi (bah oui, attention au point d’éclair de l’huile ! vous n’êtes pas, bien sur, idiots au point de mettre de la wd40 sur une pièce au rouge…), je remets du WD40 et je laisse réagir toute la nuit.

Le lendemain, je recommence, étau, pince, et là… Miracle ! En forçant un petit peu, le plateau vient.

Ensuite il est temps de retirer la goupille.. Qui était visiblement trop tordue pour être sortie sans la casser. Je fais donc le choix de la couper, je mets la fusée à l’horizontale dans l’étau, et j’éjecte ce qui reste de la goupille au chasse-goupille.

Tout va bien.

Ensuite démontage du culot. RAS, il faut forcer un peu et ça se fait…
L’intérieur est une catastrophe, un tas de rouille.

Je parviens à éjecter la partie 7 en tapant par dessus au marteau. Le mécanisme et sa gangue de rouille sortent.

Je tape les pièces pour retirer le gros de la rouille. Ensuite j’utilise un chasse goupille pour reculer la partie 7 et séparer ce portion du ressort 5 et de la partie 4.

Pour terminer le démontage, il faut sortir le percuteur… Et les billes qui le bloquent, ces dernières sont enchâssées dans une gangue de rouille, et ne peuvent pas être extraites manuellement.

Pour les retirer, j’ai utilisé un aimant au néodyme très puissant : les billes restent collées à l’aimant, il suffit de tirer fortement l’aimant pour arracher ces billes à leur gangue de rouille.

Ensuite, en jouant avec des chasses-goupille et le percuteur, je suis parvenu à dégripper le ressort de percuteur, qui a sorti de lui-même le percuteur de son logement. C’est démonté, ouf !

Une fois démonté, pas de surprise, électrolyse, puis toile émeri, du plus gros grain vers le plus fin.

Une fois l’oxyde parti, on remarque un gros trou dans le corps de la fusée…

Il va falloir reboucher ce trou. Pour ce faire, on nettoie bien le trou, on mets du flux dedans, et on utilise la lampe à souder pour y déposer de l’étain en fusion. Ensuite, on ponce pour ne plus voir l’ajout de métal.

Quand c’est bien propre, on graisse, et on remonte.

Puis on teste que le mécanisme fonctionne.
On mets la fusée dans un étau, et on monte dessus sur un pied, et… clac, voilà, ça fonctionne de nouveau, après 80 ans !!! =)

Voici le résultat final, un bel objet de déco pour collectionneur militaria :

REMARQUES :

  • Cette fusée était plaquée avec ce qui semble être du cuivre. On a perdu le plaquage durant le processus de restauration.
    On pourrait au besoin plaquer de nouveau le corps en aluminium.
  • Il y avait un joint pour assurer l’étanchéité entre la partie 7 et le corps de la fusée en 3. On peut remplacer ce joint avec un joint de plomberie classique.

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