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Bonjour à tous.

Cette semaine, j’ai décidé de vous faire profiter d’une restauration que je viens de réaliser.
Il s’agit de restaurer une vieille fusée pour mine antichar allemande datant de la seconde guerre mondiale. J’ai nommé la Druckzünder 35 modèle A. C’est un cadeau pour un passionné de la seconde guerre mondiale.
(Pour ceux qui l’ignorent, une fusée est un dispositif pyrotechnique permettant la mise en flamme sous certaines conditions d’un autre dispositif pyrotechnique.)

Il existe malheureusement de moins de moins de ces objets encore en état de marche, principalement par manque d’intérêt de la plupart des collectionneurs d’objets historiques vis à vis de ces mécanismes. Ces objets sont pourtant des témoins du plus grand conflit de l’histoire de l’humanité. Il est important de les conserver pour les générations qui nous suivront.

Avant de commencer trois petites remarques d’usage :
1 – “Munition ou engin inconnu, touche à ton c**”, on ne s’improvise pas démineur.
2 – Comme vous le verrez sur les photos, le filetage de culot de mon exemplaire est complètement détruit. Elle ne peut donc plus servir qu’à la décoration ou la collection.
3 – Certains engins ou fusées étaient piégés (systèmes anti-dévissage entre autre) pour cibler spécifiquement les démineurs, sans compter l’instabilité de certains explosifs quand ils vieillissent (picrates + métaux en particulier…). Si c’est toujours vivant ou si on a le moindre doute, se référer à la règle 1.

Ici on a une fusée de mine antichar, c’est la portion, vissée en dernier sur la mine, qui génère une étincelle quand un corps appuie dessus.

Ci-dessous une vue en coupe de la fusée DZ 35 A:

Le mécanisme de cet engin est simple, fiable et ingénieux. Voici une illustration en couleur de meilleure qualité provenant d’un manuel russe, qui me permettra de vous expliquer un peu tout ça :

Pour utiliser ce modèle de fusée, on commence par dévisser le bouchon protecteur d’amorce en 1, puis on visse la fusée sur le dispositif, enfin on retire la goupille de sureté en 8.

Lorsqu’un véhicule allié passe dessus, il appuie sur la partie supérieure plate de la fusée en 10. Celle-ci fait couler dans la fusée la partie 7 en comprimant le ressort 5. Quand la partie 7 est suffisamment descendue, les petites billes en 6 peuvent s’échapper dans la cavité de la partie 4, ce qui libère le percuteur en 15.

Celui-ci est alors violemment projeté par le ressort 14 vers l’amorce sensible au choc en 16.
L’amorce éclate et génère une étincelle qui fera détonner la mine.

Ci-dessous une illustration une fois le mécanisme activé :

C’est en parcourant une brocante que je suis tombé sur cet exemplaire de DZ 35 A :

L’extérieur a l’air en bon état, mis à par la goupille de sureté qui est complètement tordue… La réalité était bien plus triste. Complètement grippée, et littéralement pleine de rouille à l“intérieur, impossible à démonter. Bref, compliqué…

Je m’excuse par avance du peu de photos, je n’ai pas pensé à en faire durant une grande partie de la restauration.

Quand on veux démonter ce type de fusée, la première chose à faire est de démonter le plateau (en numéro 10 sur le schéma couleur). Il est vissé sur la partie 7 à la façon d’un écrou.
Évidemment, pas possible à dévisser à la main, malgré toute la force qu’on peut y mettre…

J’attaque alors avec la technique classique. On asperge tout l’objet avec du WD40, en insistant sur les jointures, par dessus et par dessous quand c’est possible… Et on laisse reposer toute la journée et toute la nuit.

Le lendemain, frais et d’attaque, il est temps d’essayer de réessayer de dévisser le plateau… Qui ne veux toujours pas venir…

Cette fois, je sors un étau, tiens la fusée dedans (avec un t-shirt enroulé autour pour ne pas la marquer), et je tente de dévisser le plateau à la pince… sans succès. Pas 1mm ne bouge. Je décide d’arrêter, de peur de casser le pas de vis, voire le haut de la fusée.

Il est temps d’utiliser les grands moyens. Je sors la lampe à souder, et j’échauffe au rouge le plateau. Ensuite je verse de l’eau froide dessus pour le rétracter rapidement. Cette étape à pour objectif de faire claquer l’oxyde qui se trouve dans le pas de vis.

Une fois refroidi (bah oui, attention au point d’éclair de l’huile ! vous n’êtes pas, bien sur, idiots au point de mettre de la wd40 sur une pièce au rouge…), je remets du WD40 et je laisse réagir toute la nuit.

Le lendemain, je recommence, étau, pince, et là… Miracle ! En forçant un petit peu, le plateau vient.

Ensuite il est temps de retirer la goupille.. Qui était visiblement trop tordue pour être sortie sans la casser. Je fais donc le choix de la couper, je mets la fusée à l’horizontale dans l’étau, et j’éjecte ce qui reste de la goupille au chasse-goupille.

Tout va bien.

Ensuite démontage du culot. RAS, il faut forcer un peu et ça se fait…
L’intérieur est une catastrophe, un tas de rouille.

Je parviens à éjecter la partie 7 en tapant par dessus au marteau. Le mécanisme et sa gangue de rouille sortent.

Je tape les pièces pour retirer le gros de la rouille. Ensuite j’utilise un chasse goupille pour reculer la partie 7 et séparer ce portion du ressort 5 et de la partie 4.

Pour terminer le démontage, il faut sortir le percuteur… Et les billes qui le bloquent, ces dernières sont enchâssées dans une gangue de rouille, et ne peuvent pas être extraites manuellement.

Pour les retirer, j’ai utilisé un aimant au néodyme très puissant : les billes restent collées à l’aimant, il suffit de tirer fortement l’aimant pour arracher ces billes à leur gangue de rouille.

Ensuite, en jouant avec des chasses-goupille et le percuteur, je suis parvenu à dégripper le ressort de percuteur, qui a sorti de lui-même le percuteur de son logement. C’est démonté, ouf !

Une fois démonté, pas de surprise, électrolyse, puis toile émeri, du plus gros grain vers le plus fin.

Une fois l’oxyde parti, on remarque un gros trou dans le corps de la fusée…

Il va falloir reboucher ce trou. Pour ce faire, on nettoie bien le trou, on mets du flux dedans, et on utilise la lampe à souder pour y déposer de l’étain en fusion. Ensuite, on ponce pour ne plus voir l’ajout de métal.

Quand c’est bien propre, on graisse, et on remonte.

Puis on teste que le mécanisme fonctionne.
On mets la fusée dans un étau, et on monte dessus sur un pied, et… clac, voilà, ça fonctionne de nouveau, après 80 ans !!! =)

Voici le résultat final, un bel objet de déco pour collectionneur militaria :

REMARQUES :

  • Cette fusée était plaquée avec ce qui semble être du cuivre. On a perdu le plaquage durant le processus de restauration.
    On pourrait au besoin plaquer de nouveau le corps en aluminium.
  • Il y avait un joint pour assurer l’étanchéité entre la partie 7 et le corps de la fusée en 3. On peut remplacer ce joint avec un joint de plomberie classique.

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Mon quartier du nord de Paris, je le connais. Et je le connais bien. A deux rues de chez moi, mes grands parents y ont vécu toute leur vie, ils sont enterrés juste à côté. Mes parents y ont passé leur jeunesse, et moi et ma famille on y vît aujourd’hui.

On a vu le quartier changer… Ouvrier et tranquille dans les années 60, l’immigration de masse l’a transformé en dépotoir dans les années 95 – 2005. Ensuite les choses se sont un peu améliorées… Avant de chuter de nouveau depuis 5 ou 7 ans.

Quartier “populaire” pour ceux qui vivent au sud de Paris, vous remarquerez le “populaire”, ce mot qui vous crache tout son mépris à la figure, souvent employé avec une sorte de peur, un mot plein d’un respect qui sonne creux. Peur d’être considérés comme des nantis ou des racistes je suppose, la pensée niaise dégoulinante de politiquement correct…

Ce sont des préoccupations tellement éloignées de la réalité d’ici… Et pourtant, je sais que mon petit quartier est loin, très loin même d’être le pire. Seulement voilà, vols, drogue, braquages, j’en passe et des meilleurs.

Le petit Franprix en bas de chez moi, quelques mètres carrés, une adorable petite asiatique toute gentille à la caisse, a été braqué 3 ou 4 fois en un an. Ils en sont venu à embaucher un vigile à temps plein.

Les clochards trainent dans toutes les rues, et font leurs besoins devant l’école de ma petite fille de 4 ans.

Dernièrement, la pizzeria du coin de ma rue a été défoncée par une voiture bélier: règlement d’un désaccord entre le patron et les dealers qui la fréquentent paraît-il. Les même dealers, qui, quand ils sont bourrés le soir font tomber leurs flingues sur le trottoir…

… Et je vous épargne les petites nuisances régulières… Rodéos sauvages en quad à 3 heures du matin, racailles qui s’amusent à sauter à pieds joints sur les pare-brises des voitures garées dans la rue pour les faire éclater, etc. etc. etc. …

Et la police là dedans ?
Simple, quand elle passe devant les caïds du quartier, les policiers tournent la tête de l’autre côté.

Encore pire, dernièrement on a vu arriver dans le quartier des “migrants”, le terme officiel pour désigner
ces envahisseurs. D’une vingtaine ou trentaine d’années, que des hommes, généralement noirs (aussi Syriens que je suis Congolais), qui agressent les filles du quartier et qui font chier tout le monde.

Bref, cette misère, je ne la connaît que trop bien.

Hier soir, c’était ciné dans le sud de Paris. Mais voilà, avant le film, un spot de propagande à vomir, où les méchants gardes frontières empêchent une gentille famille Syrienne de rentrer en France et où le bon petit français va aider la famille fraichement arrivée… J’ai pas pu m’en empêcher… J’ai râlé en public… dans le cinéma.

Ces gens à la tête de l’état, toutes ces associations immondes qui nous font subir, nous, habitants des quartiers nord, tout ça… Ils habitent, eux et leur famille, dans le XVIe, à Neuilly ou à Saint Clou, petit blanc, fils ou petit fils de bourgeois-bohème probablement… Le clandestin, ils en ont une vision romantique. Les résultat dévastateurs, l’immigration de masse qu’ils aiment tant, ils ne la côtoient pas tous les jours. Ils n’ont pas à subir. Ils n’ont pas peur pour leurs femmes et leurs enfants.

Alors, ce quartier, y a t-il quelque chose à sauver ? Oui, Bien sur, il y a énormément de gens bien ici, c’est la très large majorité.
Mais j’ai bien peur que le kärcher ne soit plus la solution pour séparer le bon grain de l’ivraie. Il n’y a plus que du 7.62 qui pourra faire l’affaire maintenant. Arranger les choses, il fallait le faire il y a 25 ans. Maintenant tout est fini, condamné à l’agonie et à l’égout. Il n’y a plus rien à faire, si ce n’est protéger les miens, laisser tranquillement ces moutons de Français terminer leur suicide collectif, regarder le carnage le sourire aux lèvres et les larmes aux yeux, et attendre que tout s’écroule, la clope au bec et le .45 à la hanche.

Pour ma part, je veux partir, plus que tout. Partir loin, très loin, dans un village isolé où les gens pacifiques qui me ressemblent existent encore. J’espère que j’en aurai bientôt la possibilité, avant que tout ça ne sombre dans la violence aveugle.

Dors tranquille, peuple de France. Laisse-toi envahir, subis, déteste toi et aime ton calvaire. Par contre, attention, à l’image de mon quartier, le réveil se fera en Somalie.

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Bonjour amis poudreux. aujourd’hui je vais vous expliquer comment transformer ceci, un Remington modèle 1858 tout ce qu’il y a de plus classique :

En ça :

Un magnifique canon court (ou snubnose outre atlantique) à percussion. C’est petit, joli, a un pouvoir d’arrêt tout à fait conséquent et ça tiens dans une poche.

C’est une modification déjà très répandue au XIXe siècle et aujourd’hui parmi les tireurs PN. On peut trouver des modèles plus ou moins similaires directement dans le commerce, mais c’est le triple ou le quadruple du prix de l’arme en version longue.

CETTE MODIFICATION EST LÉGALE pour l’instant (c’est du chargement par la bouche…), MERCI. (enfin tant que ça repasse St Étienne derrière si vous voulez tirer avec au club…)

Pour faire ce petit atelier, il vous faut :

  • Un Remington 1858, en .36 ou .44. Idéalement en .36
  • Deux mains et un cerveau au bout
  • Une perceuse (a colonne idéalement)
  • Une meuleuse + un disques à couper le métal
  • Des forêts de petit diamètre (2, 3, 4, 5 mm selon préférence)
  • Des tarauds 3mm
  • De la toile émeri 80, 100, 120, 250, 500, 800, 900, 1000
  • De la laine d’acier 000 ou 0000
  • Des limes
  • Des vis
  • Des clous de charpentier ou vis ou tige en métal de 3 mm de diamètre, débrouillez-vous
  • Optionnel : Un disque en coton et de la pâte à polir pour un effet miroir
  • Optionnel : Barre d’acier de 3mm d’épaisseur pour faire le guidon
  • Optionnel : De quoi souder le guidon à l’argent (lampe à souder et brasure d’argent et flux)
  • Optionnel : Du décapant meuble, de l’huile de lin pour refaire les plaquettes de crosse
  • Optionnel : Une petite équerre pour couper droit
  • Optionnel : Deux bouteilles de vinaigre cristal pas cher pour retirer le bronzage
  • Optionnel : Du scotch blanc

Bien, nous pouvons commencer.

0 – On démonte complètement le révolver
1 – On repère la longueur de canon qu’on voudra au final
2 – Un canon, ça ne se coupe pas n’importe comment… On va se servir du scotch pour couper droit. On l’enroule autour du canon et on s’arrange pour qu’il “retombe parfaitement sur lui même” quand on a fait le tour du canon avec. De cette façon on délimite bien droit la portion à couper.

REMARQUE : Idéalement, il faut laisser une longueur correspondant à au moins deux tours de rayures. Plus vous faites court, moins la rotation du projectile sera stabilisée, et moins l’arme sera précise. Si vous tenez à gagner absolument quelques centimètres, vous pouvez couper encore plus près que moi… mais à plus de 5 mètres, vous pourriez ne plus toucher un macaque bipède…

3 – On mets l’arme dans un étau et on coupe au niveau de l’extrémité du scotch à la meuleuse:

4 – On mets la portion qui nous intéresse dans un étau et on corrige à la lime l’extrémité coupée. Il faut que ça soit propre, et bien droit. Pour ce faire, on peut s’aider d’une équerre.

5 – On chanfreine l’extrémité externe du canon à la lime. Avant de refaire la bouche, on termine le gros des travaux sur l’extrémité du canon. Pour ce faire, on utilise de la toile émeri 80.

6 – Ensuite on refait la bouche du canon. On place l’arme bien droit dans un étau, et on utilise la perceuse a colonne. s’enfoncer d’1 mm environ dans le canon avec un foret ayant un angle de 45 ou 60 degrés suffit largement.

7 – On utilise de la toile émeri de plus en plus fine jusqu’à la laine d’acier pour obtenir un effet miroir sur la bouche. Il faut que ça soit parfaitement lisse.

8 – Ensuite il faut adapter le mécanisme : Sans levier de chargement, l’axe de barillet ne tient plus.
Pour ce faire, on commence par percer un trou dans la tête de l’axe (2.5 mm par exemple). Ensuite on remonte le barillet et son axe, on aligne le tout, et on passe le foret dans ce trou pour faire une marque de 0.5 mm dans le corps de l’arme. Cette marque servira à bloquer la vis de la tige contre le corps de l’arme.
Ensuite on taraude le trou de l’axe (taraud de 3 mm par exemple).

9 – Une fois percé et taraudé, on prends une vis que l’on vis dans le trou. On repère la profondeur de vis utilisée, puis on la coupe à la bonne hauteur et on refait une tête avec une dremel ou une lime.

Si vous souhaitez juste une arme utilitaire, vous pouvez vous arrêter ici.

Si vous voulez quelque chose d’un peu plus joli, je vous invite à continuer.

10 – On va modifier la crosse pour la rendre plus ergonomique. Nous souhaitons en effet obtenir une arme de poche, donc adapter l’ergonomie de la crosse en conséquence. Pour ce faire, nous allons arrondir l’extrémité arrière de la crosse, et par conséquent, rendre l’axe arrière qui tient les plaquettes quasi-inutile. Il nous faudra donc tenir les plaquettes par devant. C’est pour cette raison que nous devons percer un autre trou dans la carcasse. Ce trou contiendra un nouvel axe qui tiendra les plaquettes de crosse.

11 – On utilise un clou de charpentier pour marquer l’endroit à percer sur les plaquettes :

12 – On perce légèrement le bois à l’endroit de la marque du clou :

13 – On coupe un morceau du clou d’une longueur supérieure de plusieurs mm à ce qu’on veux obtenir.

14 – Puis on ajuste à la lime, et on fait l’arrondi à la lime + papier de verre :

On laisse une longueur très légèrement supérieure pour effectuer les ajustements finaux tout à l’heure.

15 – On marque l’endroit du métal à couper au permanent, et on coupe droit à la meuleuse:

16 – On fais l’arrondi à la lime pour donner une courbure naturelle, et on termine à la toile émeri :

Vous remarquerez que j’ai volontairement laissé le téton qui tient naturellement les plaquettes. Celui-ci va non seulement permettre une bonne tenue supplémentaire des plaquettes à l’utilisation, mais en plus, avoir deux tétons va me permettre de les tenir suffisamment fermement pour pouvoir limer les plaquettes montées sur la carcasse. De cette façon, pas de souci de raccord entre bois et métal.

On termine l’ajustement des tétons, puis on monte les plaquettes. Ensuite on lime les plaquettes directement montées pour leur donner une forme convenable et parfaitement raccord avec le métal.

17 – Maintenant que les plaquettes ont une forme convenable, il faut réaliser leur finition. Pour refaire une finition en poncé-huilé, comme le veux la tradition armurière, il est indispensable de retirer le vieux vernis sur le bois. C’est ici que le décapant meuble va nous aider. Remplissez une bonne bassine d’eau bien chaude afin que les vapeurs pénètrent le bois et aident à la dissolution du vernis. Ensuite, appliquez une généreuse couche de décapant sur le bois et laissez agir quelques minutes. Puis rincez.

Tant qu’il reste du vernis, recommencez cette étape.

18 – Une fois tout le vernis retiré, laissez sécher le bois 24 à 48 heures, puis poncez-le à la toile émeri de plus en plus fine. A la fin, il doit avoir un aspect et un touché satiné. Évitez la laine d’acier: Celle-ci pourrait laisser des particules de fer dans le bois, et à long terme faire des taches de rouille.

19 – Teintez le bois des plaquettes au brou de noix, laissez sécher quelques heures, puis appliquez de l’huile de lin sur toute la surface du bois et sur un morceau de toile émeri 800 ou 1000, et poncez avec. Le ponçage va faire rentrer l’huile dans le bois. Laissez sécher. Le lendemain, repassez de l’huile et poncez. A refaire pendant au moins 10 jours.

20 – Reprenez votre revolver, et effacez les marquages qui auraient pu être partiellement coupés ou abîmés. Pour ce faire, grosse lime, puis petite lime, puis toile émeri de plus en plus petite, puis laine d’acier.

21 – On va ensuite pouvoir débronzer le révolver, c’est à dire retirer la couche noire qui protège le métal. Démontez votre arme. Remplissez une bassine de vinaigre cristal afin que les pièces à débronzer soient complétement immergées. Puis placez le barillet (sans les cheminées), la queue de détente, le marteau, les vis visibles depuis l’extérieur et le corps du révolver dans le bain de vinaigre.
Laissez-le quelques minutes. Dès que tout le bronzage est parti, rincez pendant au moins 5 minutes toutes les pièces à l’eau claire. Au besoin retirez le peu de bronzage qui reste à la laine d’acier.
ATTENTION : Toutes les parties mal rincées rouilleront.

Ensuite on fait sécher et on huile copieusement à l’huile pour micro-mécanisme quand c’est bien sec.

22 – A présent on va réaliser le guidon. Coupez dans une barre d’acier de 3 mm d’épaisseur un petit morceau. Et façonnez le à la lime ou à la dremel pour obtenir une forme qui vous conviens.
Une fois une jolie forme obtenue, on dégraisse le métal de l’extrémité du canon, on mets du flux sur morceau de guidon à fixer et sur le morceau de canon qui conviens.
On place précisément le guidon sur le canon dans l’alignement de la mire en utilisant un pointeur laser. Les deux pièces sont tenues dans un étau. On ajuste petit à petit jusqu’à ce que ça soit PARFAITEMENT aligné.
On allume la lampe à souder, et on brase à l’étain ou à l’argent (l’argent c’est mieux). Allez voir sur votre moteur de recherche favori pour savoir comment on brase deux pièces de métal.

23 – Pour obtenir un effet miroir, on ponce toute la surface pour enlever toutes les irrégularités à la toile émeri de plus en plus fine, puis laine d’acier. Ensuite on monte un disque de coton sur une perceuse ou un tour, on y mets de la pâte à polir et on poli toute la surface. Plus c’est fait longuement, plus c’est joli au final.

24 – Si c’est pour offrir, on fabrique une valise de transport à partir d’une boite à outil (Dexter ici) remplie de mousse d’isolation phonique découpée comme il convient.

25 – On imprime le manuel ==> >ICI<, on le broche, et on le mets dans sa boîte. Ensuite on emballe avec du papier cadeau =)

Et.. voila !

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Suite de la reprise d’un ouvrage de 1874. Cette fois relatif aux projectiles utilisés dans les armes anciennes.

6 – Forcement

Conditions générales auxquelles doit satisfaire le forcement.

Un mode de forcement quel qu’il soit, doit remplir les conditions générales suivantes:

1 – Le forcement doit être assuré, c’est à dire que la balle doit s’imprimer dans les rayures d’une quantité suffisante pour ne pas leur échapper pendant son trajet dans l’âme, et pour prendre le mouvement de rotation qui correspond à son inclinaison.

2 – Il doit être complet, c’est à dire qu’il ne doit rester aucun jour entre la balle et le canon, afin d’éviter les fuites de gaz, ce qui diminue la vitesse initiale et peut faire dévier la balle de sa direction.

3 – Enfin, il doit être régulier, c’est à dire se produite à chaque coup de la même manière, condition essentielle pour la régularité du tir.
Nous allons décrire les divers procédés de forcement qui ont été successivement employés.

Forcement au maillet

Le moyen le plus anciennement employé pour forcer le projectile dans les rayures consistait à faire entrer de force la balle, d’un diamètre un peu plus grand que celui du canon, jusque sur la charge de poudre, au moyen d’une baguette et d’un maillet. Ce procédé adopté en 1793 pour la carabine de Versailles, premier modèle d’armes rayées qui ait été réglementaire en France, et qui fut abandonné en 1805.

Procédé Delvigne

Monsieur Henri Gustave DELVIGNE
Henri-Gustave Delvigne

Le mode de forcement proposé par M. Delvigne en 1827, consistait à terminer le canon à sa partie postérieure par une chambre, ou partie rétrécie, sur laquelle la balle venait prendre appui.
La balle, d’un diamètre plus petit que celui du canon, était poussée jusqu’à l’entrée de la chambre, et on la forçait à s’épanouir sur le ressaut au moyen de quelques coups de baguette.

forcement

Ce procédé donne un forcement irrégulier et déforme la balle : on l’a modifié en interposant, entre la charge et la balle, un sabot de bois muni d’un calepin de serge graissé cloué sur le sabot. Ce nouveau genre de chargement eu le grand mérite de mettre les expérimentateurs sur la bonne voie. L’emploi du calepin graissé remédiait aux inconvénients d’un encrassement prématuré, et la présence du sabot, qui empêchait la balle de s’allonger dans le sens de l’axe du canon et l’obligeait à s’élargir dans le sens perpendiculaire, en déterminant d’une augmentation considérable dans la justesse, mit en relief ce principe remarquable que la théorie explique et que l’expérience confirme, savoir :

L’aplatissement des balles rondes augmente la stabilité de leur axe de rotation et par la suite, la justesse de leur tir.

Ce procédé avait l’inconvénient de ne permettre l’emploi que de faibles charges : on ne pouvait, en aplatissant les balles sphériques, que forcer une très petite quantité de plomb à s’imprimer dans les rayures, et cette quantité de plomb ne présentait pas une résistance suffisante à l’arrachement sous l’action de charges un peu considérables; de plus, ces armes exigeaient des cartouches spéciales de fabrication compliquées.

Armes à tige

Le forcement au moyen d’une tige est dù à M. Thouvenin (Louis-Étienne Thouvenin, désolé, pas de photo publique de ce monsieur !), officier d’artillerie, qui proposa en 1844, de supprimer la chambre et de donner pour point d’appui à la balle, pendant son forcement par la baguette, une tige en acier vissée dans la culasse.

forcement tige

En même temps, M. Minié, officier d’infanterie, proposa de remplacer les balles rondes par des balles de forme conique.

Minie
Claude Étienne Minié

Le forcement sur la tige appliqué aux balles oblongues donne un forcement plus complet que le précédent; mais il a encore l’inconvénient de varier d’intensité avec chaque tireur.

balle suisse

On a utilisé ce mode de forcement dans la carabine à tige modèle 1846, qui tirait une balle oblongue à trois cannelures.
Fusil à tige

Balles expansives

Afin d’éviter les différences de forcement provenant du mode de chargement du tireur, on a imaginé de forcer les projectiles par l’action même des gaz de la poudre, en pratiquant à leur partie postérieure un évidement de forme convenable.
Les gaz de la poudre en entrant dans cet évidement, au moment de l’explosion, forcent, par leur pression, les parois de la balle à s’épanouir et à pénétrer dans les rayures.

On peut se servir, pour provoquer cette expansion, de l’intermédiaire d’un culot tronconique que l’on place à l’entrée de l’évidement.

balle a culot

Si ce culot a une masse moindre que celle de la balle et présente une surface relativement plus grande qu’elle à l’action des gaz de la poudre, il tendra à se mettre en mouvement avant le projectile, pénétrera à son intérieur et le forcera dans les rayures.
Ce procédé a été proposé par M. Minié en 1849. Le poids considérable de la balle (49 grammes) fit ajourner à son adoption.

On peut, pour provoquer l’expansion des balles, se passer du culot et créer, en employant des évidements pyramidaux des parties faibles qui permettent un forcement suffisant. C’est en travaillant dans cet ordre d’idées que l’on est arrivé, en France, à la balle évidée de la garde (1854) et à la balle d’infanterie modèle 1857, qui pesait 32 grammes et possédait un évidement pyramidal, à base triangulaire. Cette balle, l’œuvre presque exclusive de M. Nessler, a été ensuite remplacée par la balle de 36 grammes modèle 1863, à évidement pyramidal à base quadrangulaire.

Les balles évidées exigeant, en définitive, une assez faible épaisseur autour de l’évidement, sont sujettes à un inconvénient sérieux quand le forcement est trop prononcé. Le frottement qui en résulte peut déterminer l’arrachement des parois de l’évidement ou leur séparation d’avec la partie massive antérieure. Il peut arriver aussi que, par suite du peu d’épaisseur entre la pointe de la balle et la pointe de l’évidement, la balle soit perforée par l’action des gaz.
il est donc important de régler soigneusement pour ces balles la profondeur de l’évidement ainsi que l’épaisseur des parois.
La balle expansive est cependant, pour les armes rayées de gros calibre se chargeant par la bouche, une balle d’excellent usage, se forçant d’une manière énergique et se prêtant aux variations de calibres.

Forcement par inertie

Ce mode de forcement se base sur le raisonnement suivant :
Sous l’action des gaz de la poudre, la balle ne prends pas un mouvement instantané. La partie postérieure reçoit une pression qui ne se transmet à la masse entière qu’au bout d’un temps fini. La balle est donc soumise, à l’origine, à une compression de la partie postérieure sur la partie antérieure, et qui tends à refouler ses molécules et à augmenter son diamètre. Si le vent de l’arme est faible, la balle se force sans qu’il soit nécessaire de l’évider à sa partie postérieure. Ce forcement réussit d’autant mieux que les balles sont plus longues.
Ce mode de forcement peut être facilité par l’emploi de balles dans lesquelles on ménage des rainures de forme tronconique simple ou formées de troncs de cône superposés par leur petite base.
Exemple : La balle Lorentz (Autriche), la balle suisse.
balle lorentz

L’expérience a montré que les effets de compression dépendent moins de la forme des projectiles que de leur longueur en calibres. Les cannelures des balles ne sont pas indispensables pour le forcement.
La commission de Vincennes, des ses études pour l’adoption d’une arme de petit calibre, avait songé à utiliser le forcement par affaissement ou par inertie, dans son fusil de 11,5 mm qui se chargeait par la bouche.
Le forcement par affaissement est tellement énergique, qu’elle avait adopté une balle dans laquelle le profilé était creusé sur la hauteur AB, de manière à réduire le diamètre du projectile vers son milieu, son calibre étant déjà inférieur de 1/2 millimètre à celui de l’âme.

ballse ecrasement

En employant le chargement par la culasse, il suffit, pour avoir un bon forcement, de donner à la balle et à la chambre un diamètre un peu plus grand que celui du canon : ordinairement le calibre augmenté du double de la profondeur des rayures.
Si l’on veut éviter la déformation du projectile, on peut lui donner un diamètre moindre que celui de l’âme et engager sa partie inférieure dans un sabot en carton comprimé d’un diamètre plus grand que les rayures; ce sabot entre dans les rayures, est dirigé par elles, et, en comprimant le projectile, le force à prendre le même mouvement de rotation.

balle a sabot

Ce mode de forcement est employé pour le fusil à aiguille prussien.

fusil prussien a aiguilles

Ce sabot qui complique la cartouche est souvent insuffisant pour assurer un mouvement de rotation régulier à la balle.
Dans le fusil modèle 1866, le forcement est obtenu par la différence de calibre entre le projectile et le canon.
Le projectile a au culot un diamètre de 11.70 mm.

balle francaise

Dans le fusil modèle 1874, le forcement est obtenu également par une très faible différence entre le calibre à la partie antérieure et à la partie postérieure.

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Petit plaidoyer d’un collectionneur d’armes antiques contre le gun control.

La violence est engendrée par les armes, ou du moins celles-ci y contribuent fortement.

Tous les anti-armes que je connais construisent leur raisonnement sur ce postulat, ainsi que sur son petit frère :

Les armes sont des engins de mort, je ne souhaite donner la mort à personne, donc l’absence d’armes dans la société est souhaitable.

Beaucoup sont de bonne foi, et croient sincèrement en ces principes. Malheureusement, le postulat de départ étant erroné, le raisonnement qui en découle est fallacieux. Voici pourquoi :

Les armes ne créent pas la violence, c’est l’inverse: On ne deviens pas trafiquant de drogue si on parviens à mettre la main sur un revolver. En revanche, un trafiquant de drogue a besoin d’un revolver. Pour lui, c’est simplement un outil qui permet dans une certaine mesure d’assurer sa sécurité et celle de son petit business.

L’arme est un outil qui réponds à un besoin. L’outil ne crée pas le besoin.

De nombreux anti-armes prennent comme exemple argumentatif le cas de divers états des US, pays au niveau de développement sensiblement identique à notre vieille Europe. Ils utilisent les statistiques de morts par arme à feu, plus élevées qu’en Europe, pour justifier les lois Européennes restrictives.

Cet argument souffre de plusieurs problèmes majeurs :

1 – Certains pays d’Europe très restrictifs sur les armes à feu ont un taux d’homicide plus élevé que certains états américains (pas la peine d’aller chercher loin de chez nous… En Martinique, on a le même taux qu’au US cf. wikipedia)
2 – Ces homicides se font souvent par armes blanche (HS la causalité directe homicide / nombre d’armes en circulation)
3 – Plusieurs pays (Suisse en tête) ont des taux d’homicide très réduit, alors que la législation sur les armes est très libérale
4 – Malgré des lois de plus en plus restrictives en France, le taux d’homicide augmente (data)

Conclusion : Créer une corrélation directe entre violence mortelle et liberté de posséder une arme est fallacieux. Quand on veux tuer quelqu’un, on le fait avec ce qu’on a sous la main… et les criminels se fichent de savoir si leur arme est légale.

La violence d’une société est d’avantage liée à des origines (multi ;) )culturelles, à la corruption et à l’index de développement.

Ceci m’amène au second point :
“Les armes sont des engins de mort, je ne souhaite pas donner la mort à qui que ce soit, donc l’absence d’armes dans la société est souhaitable.”

Les armes sont effectivement des outils destinés à donner la mort, d’animaux ou d’êtres humain. C’est une chose fort triste, mais il n’existe pas de moyen plus dissuasif que de menacer d’un châtiment instantané et total sous forme d’une balle bien (ou mal, suivant qu’on est tireur ou atteint) placée.

Un calibre 12, ça fait peur. Vraiment peur. Et surtout, ça arrête net. À ce jour, il n’existe pas d’armes non létales ayant une capacité d’arrêt et de dissuasion équivalente à une arme à balles.

Pour synthétiser le problème : Vous habitez Calais, la police est à 10 min de chez vous. Cinq gentils clandestins veulent entrer dans la chambre de votre fille, probablement pour lui faire découvrir les charmes de l’Afrique. Que faites-vous ?

A : J’appelle la police, je m’enferme dans ma chambre et je les laisse profiter de la petite pendant 10 minutes.

B : Je suis ceinture noire de karaté, je vais tous les démolir (<== mouais, à 5 contre 1 ? Si vous n’êtes pas champion du monde en sport de combat, si vous êtes une femme, ou si vous avez plus de 40 ans, cette réponse ne vous est pas accessible).

C : Je sort le .45, si ils dégagent pas dans les 15 secondes (réaction normale de tout être sain d’esprit), je les transforme en trippes à la mode de Caen.

Indice : La bonne réponse n’est ni la A ni la B….

Et là on va me reprocher de jouer sur la peur dans mon argumentaire. Que est la probabilité qu’une telle situation se produise ?

Oui, c’est tout à fait exacte. La probabilité d’occurrence de cette situation est faible… mais les conséquences probables en cas d’occurrence ont un impact total.

Quel est la probabilité que votre maison prenne feu ? Très faible aussi non ? Pourtant vous êtes assurés.

L’arme à feu défensive n’a pas pour objectif d’aller défoncer le premier malandrin venu.
1 – C’est une forme d’assurance dans les situations extrêmes.
2 – C’est une forme d’assurance contre les excès de l’état. Génocider une population armée est très compliqué. Le faire sur une population désarmée est un jeu d’enfant.

Une arme, il vaut mieux en avoir une et ne pas en avoir besoin… que d’en avoir besoin et ne pas en avoir. (les cinéphiles noteront la référence).

Et petite remarque, non, une arme à la maison, ça n’est pas plus dangereux pour les enfants que des boîtes de somnifères. Vous gardez vos médocs sous clef, vous faites pareil pour votre arme. C’est tout…

Quand aux tueries de masses aux US… On a pas eu de tueries chez nous ?
Peut-être aurait-on pu sauver beaucoup de monde si les moutons qui se sont fait égorger avaient pu riposter à coup de dragée au plomb.

Et pour finir, non, si on libère les armes, ça ne sera pas l’anarchie. Jusque dans les années 30 (avant Vichy), il était courant de se voir offrir un pistolet automatique quand on ouvrait un compte bancaire. Dans les années 20 et 30, ça n’était pas l’anarchie en France que je sache…

Enfin, j’aimerais terminer sur les aberrations de la loi actuelle.

Ça (1790), ça risque de bientôt se retrouver à déclaration pour les collectionneurs honnêtes :

Ça, ça traîne un peu partout :

Et ça, ça se fabrique avec des tuyaux de chiottes et un perceuse. C’est petit, fiable, facile à dissimuler, terriblement dangereux et invisible aux yeux de l’état :

Alors, la régulation des armes, vous me faites bien rigoler…

Ah, et pour finir, on a 20 millions d’armes à feu en France, parmi lesquelles seulement 5 à 10 pourcent sont déclarées. Ces lois n’existent pas pour votre bien. Elles existent pour garantir la sécurité à ceux qui parasitent notre société.

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